Mélanome : un film pour mettre le dépistage sous les projecteurs

[12 mars 2015 - 11h28] [mis à jour le 12 mars 2015 à 11h29]

Dépister précocement. Voici le credo de l’association Vaincre le mélanome, qui lance un film de témoignages, produit grâce à un partenariat avec le laboratoire MSD France. Mieux informés, les Français iront peut-être ainsi plus souvent et plus rapidement consulter leur dermatologue. La seule et unique manière de traiter à temps un mélanome, le cancer de la peau le plus agressif.

Situé au 9e rang des cancers en France, avec près de 10 000 nouveaux cas par an, le mélanome représente 10% des cancers de la peau soit 2,7% de l’ensemble des nouveaux cas de cancers. Plus rare, il est aussi plus grave en raison de sa grande capacité à métastaser. Lorsqu’il est détecté à un stade précoce de son développement, il est toutefois qualifié « de bon pronostic » avec un taux de survie relatif à 5 ans de 98%. C’est dire si la détection précoce de cette tumeur est essentielle et constitue la meilleure chance de guérison.

« Pourtant en France, il n’existe pas pour le mélanome de dépistage organisé par les pouvoirs publics, à l’instar des programmes de dépistage du cancer du sein et du cancer colorectal », regrette l’association. « Et malgré les campagnes annuelles de prévention contre les cancers de la peau et de protection solaire, le nombre de personnes touchées par le mélanome ne cesse d’augmenter. »

Des réflexes à acquérir

Voici donc la raison d’être du film « Le mélanome, de l’importance du dépistage précoce ». Basé sur les témoignages de deux patientes guéries grâce à un dépistage précoce, il fournit de nombreuses informations sur ce cancer, son fonctionnement, mais surtout le dépistage, comment, pour qui et pourquoi ? D’où l’importance de l’intervention de deux dermatologues dans cette vidéo très riche : le Dr Caroline Robert, chef de service dermatologie à l’Institut Gustave Roussy (Villejuif) et le Dr Marina Thomas, dermatologue à l’IGR.

« Pour dépister le patient, il faut regarder toute sa peau », insiste Caroline Robert. Laquelle décrit comment doit se dérouler une consultation type chez le dermatologue, dans le but de dépister un mélanome. Déroulement standard que tous les praticiens ne semblent pas avoir totalement intégré. Or il est essentiel de repérer au plus tôt une lésion suspecte. Car « plus le mélanome grossit en épaisseur, plus le risque métastatique est important », rappelle le Dr Robert.

Autre conseil de taille : l’auto-dépistage. En effet, il permet de surveiller l’évolution de son propre organe pour y déceler des changements inquiétants, et les montrer rapidement à un médecin. « Connaissez votre peau pour sauver votre peau » martèle ainsi le Dr Robert. De son côté, le Dr Marina Thomas détaille la méthode à appliquer pour une surveillance de qualité.

Visionnez le film :

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