Noyades: 30% d’augmentation en 3 ans

11 juin 2019

De nombreuses noyades surviennent chaque année en France. Notamment en période estivale. Ces accidents potentiellement mortels ont connu une hausse depuis 2015. La dernière enquête de Santé publique France publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) souligne l’impact des épisodes de fortes chaleurs à l’été 2018.

Au total, 1 649 noyades accidentelles ont été recensées par l’enquête NOYADES pour l’année 2018. Parmi ces accidents, 25% se sont révélés mortels. Globalement, les noyades ont augmenté de 30% par rapport à l’enquête portant sur 2015. Un constat préoccupant, d’autant que cette hausse s’observe surtout chez les moins de 13 ans (338 en 2015 contre 600 en 2018).

Les moins de 6 ans et les plus de 65 ans constituent toutefois toujours les populations les plus affectées par ces accidents. « En 2018, les enfants de moins de 6 ans ont (ainsi) représenté 28% des noyades accidentelles et 9% des décès », précisent les rédacteurs du BEH. Elément stupéfiant « par rapport à l’été 2015, le nombre de noyades accidentelles chez les 0-6 ans a augmenté de 96% » !

La forte chaleur, facteur aggravant

Les noyades surviennent dans divers environnement aquatiques. Dans le détail, « 44% ont eu lieu en mer, 31% en piscine tous types confondus, 22% en cours d’eau ou plan d’eau et 4% dans d’autres lieux (baignoires, bassins, etc.) avec une répartition de noyades fatales respectivement de 40%, 17%, 40% et 3% », indiquent les rédacteurs du BEH.

Un facteur semble aggraver le risque de noyades : les fortes chaleurs, dont plusieurs épisodes sont survenus durant l’été 2018. Dans ce contexte, l’envie de se baigner est naturellement plus forte. Malgré tout, la plupart de ces noyades sont évitables. Ces résultats « indiquent (d’ailleurs) la nécessité de poursuivre les efforts dans la prévention des noyades à tous les âges et particulièrement chez les plus jeunes », concluent les auteurs.

Une surveillance sans faille des tout petits près des points d’eau, un apprentissage précoce de la nage constituent des éléments de prévention forts. Cet objectif est d’ailleurs affiché par la ministre des Sports – par ailleurs ancienne nageuse de haut-niveau – Roxana Maracineanu, via le lancement du plan « Aisance aquatique » en avril. Pour les adultes, la prévention passe notamment par le fait de ne pas surestimer ses capacités.

  • Source : BEH, 11 juin 2019

  • Ecrit par : Dominique Salomon - Edité par : Vincent Roche

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