Un arrêté du 3 avril 2016 stipule que les spécialités à base d’olmesartan dans la prise en charge de l’hypertension artérielle ne seront plus remboursées. L’Agence nationale du Médicament (ANSM) recommande aux patients de consulter leur médecin pour discuter d’une réévaluation de leur traitement.

L’olmesartan appartient à la famille des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II. Ce traitement est indiqué en cas d’hypertension artérielle essentielle, seul ou en association avec d’autres médicaments antihypertenseurs.

Selon l’ANSM, « il existe un risque de survenue de cas très rares (10 pour 100 000) d’entéropathie sévère sous olmesartan ». Cette affection se traduit par une diarrhée chronique sévère, d’instauration parfois brutale, avec une perte de poids pouvant entraîner une hospitalisation prolongée. Une entéropathie peut survenir plusieurs mois, voire plusieurs années après le début du traitement, ce qui rend le diagnostic difficile. Par ailleurs, si l’olmesartan diminue la pression artérielle, son efficacité sur la réduction du nombre d’événements cardiovasculaires ou de décès n’a pas été démontrée.

Ces éléments ont conduit la Haute Autorité de Santé (HAS) à accorder un service médical rendu insuffisant à ce médicament le 29 avril 2015. « Son utilisation au regard des alternatives disponibles constituait une perte de chance pour les patients. Dans ce contexte l’ANSM et la HAS recommandent d’encadrer le déremboursement des spécialités à base d’olmesartan. Cette décision entrera en vigueur 3 mois après la publication de l’arrêté afin de permettre aux patients de consulter leur médecin et ainsi adapter leur traitement.

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