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Ressentir peu voire pas du tout de plaisir via la seule pénétration n’est pas rare. Et la première explication est anatomique. L’organe central du plaisir féminin est le clitoris. Cet organe, bien plus étendu qu’on ne l’a longtemps cru, possède plusieurs milliers de terminaisons nerveuses. Le vagin, lui, en contient beaucoup moins, notamment dans sa partie interne. Résultat, pour de nombreuses femmes, la pénétration seule ne suffit pas à produire un plaisir intense. Plusieurs études indiquent que la majorité des femmes atteignent l’orgasme surtout grâce à la stimulation du clitoris, et non par la pénétration seule.
L’excitation sexuelle joue également un rôle important. Lorsque le désir monte progressivement, les tissus génitaux se gorgent de sang et deviennent plus sensibles. Si la pénétration intervient trop tôt ou sans excitation suffisante, les sensations peuvent rester faibles.
Le tonus musculaire du plancher pelvien peut aussi influencer les sensations. Ces muscles, situés autour du vagin et du bassin, participent à la perception du contact pendant la pénétration. Après un accouchement, avec l’âge ou simplement en raison d’un manque d’entraînement musculaire, ils peuvent perdre un peu de leur tonicité. Dans certains cas, cela peut diminuer les sensations internes.
Les facteurs psychologiques comptent également. Le stress, la fatigue, les préoccupations du quotidien ou la pression de « devoir » ressentir du plaisir peuvent perturber l’expérience sexuelle. Face à ce manque de sensations, la première chose est souvent de relativiser. La pénétration n’est pas forcément la principale source de plaisir pour la majorité des femmes. La sexualité peut prendre de nombreuses formes et inclure différentes stimulations. Dans beaucoup de couples, associer la pénétration à une stimulation du clitoris permet d’augmenter nettement le plaisir.
A noter : si le manque de sensations s’accompagne de douleur, d’inconfort ou d’une réelle souffrance dans la vie intime, il peut être utile d’en parler avec un professionnel de santé.

Source : Sexuality Research and Social Policy - The Journal of Sexual Medicine

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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