Prématurité : des bactéries en cause ?

[01 février 2016 - 09h56] [mis à jour le 01 février 2016 à 17h33]

Chez les femmes enceintes, la flore vaginale change de composition. Un phénomène normal. Mais des chercheurs californiens ont découvert la présence de micro-organismes particuliers chez les femmes concernées par un accouchement prématuré.

Des chercheurs américains (Washington University School of Medicine in St. Louis) ont effectué des prélèvements auprès de 49 femmes ayant accouché prématurément. Résultat, ces derniers révélaient tous sans exception une composition particulière de la flore vaginale. Point caractéristique, une présence anormalement élevée de bactéries de type Gardnerella ou Ureaoplasma, toutes deux impliquées dans la survenue des accouchements prématurés. Or en cas d’accouchements menés à terme, les bactéries observées dans la flore vaginale sont majoritairement les Lactobacillus.

Ces résultats confirmeraient le rôle possible de micro-organismes dans le déclenchement de certains accouchements prématurés. Mais « d’autres études seront nécessaires pour mieux comprendre comment les bactéries peuvent influencer la durée de la grossesse », précisent les chercheurs.

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