Que sait-on de l’éjaculation féminine ?

13 février 2025

Chez l’homme, il s’agit de l’émission de sperme au moment de l’orgasme. Chez la femme, l’éjaculation est bien différente. De quoi s’agit-il exactement ? Voici quelques éléments de réponse.

L’éjaculation féminine fait référence à l’émission d’un liquide par certaines femmes pendant l’orgasme. C’est le seul point commun avec l’éjaculation masculine. Ce liquide est en effet bien différent du sperme masculin. Souvent confondu avec l’urine, les études révèlent qu’il provient en réalité des glandes de Skene, situées autour de l’urètre.

La composition de cette sécrétion recèle encore des mystères mais l’on sait déjà qu’elle diffère de l’urine par sa concentration en créatinine et en urée. En outre, ce fluide contient un antigène spécifique à la prostate, le PSA (chez la femme on parle plutôt de glandes périurétrales que de prostate), et a des propriétés antibactériennes qui serviraient à protéger l’urètre. C’est ce qu’indiquent les auteurs d’une méta-analyse publiée en 2021 dans la revue Clinical Anatomy. La quantité de ce liquide généralement clair ou légèrement laiteux varie d’une femme à l’autre mais ne dépasse jamais quelques millilitres.

Un mécanisme non systématique

L’éjaculation féminine survient lors d’une excitation sexuelle intense et de l’orgasme. Cependant, toutes les femmes ne connaissent pas ce phénomène, et il est important de noter que sa présence ou son absence ne détermine en aucun cas le plaisir ressenti. Des études ont d’ailleurs démontré que certaines femmes pouvaient avoir des orgasmes sans éjaculation, tandis que d’autres peuvent expérimenter ce phénomène occasionnellement. L’éjaculation féminine ne concerne qu’une minorité de femmes. Mais les connaissances sur ce phénomène demeurent limitées, les recherches sur l’éjaculation féminine étant peu nombreuses.

L’éjaculation féminine diffère du phénomène de « femme fontaine ». Dans ce cas, les sécrétions sous forme de jet de dizaines de millilitres proviennent de la vessie, sans pour autant être de l’urine.

  • Source : The International Urogynecology Journal – Clinical Anatomy

  • Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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