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Le métabolisme de base, ou métabolisme basal, est la quantité d’énergie nécessaire pour assurer le fonctionnement du corps au repos, à l’équilibre thermique et hors période de digestion. L’équilibre thermique signifie que le corps n’a pas besoin de dépenser d’énergie pour se réchauffer ou se refroidir. Quant aux périodes digestives, elles sont également exclues car le métabolisme augmente à ce moment-là. En effet, le corps a besoin d’énergie pour digérer les aliments, absorber les nutriments, les transformer et les stocker.
Le métabolisme de base, exprimé en kilocalories (kcal) par jour, est donc l’énergie nécessaire pour assurer les fonctions vitales telles que respirer, faire battre le cœur et fonctionner le cerveau, maintenir la température du corps. Il dépend de différents facteurs, notamment l’âge, le sexe, la taille, le poids et la masse musculaire.
En milieu médical, « cette quantité d’énergie est mesurée sur le sujet allongé depuis une demi-heure dans une ambiance de 18° environ, à jeun depuis 12 heures », précise l’Académie nationale de médecine. . Toutefois, cette méthode est difficile d’accès et n’est pas applicable à grande échelle. Mais plusieurs formules mathématiques permettent d’estimer son métabolisme de base bien plus aisément.
Actuellement, la forme de Mifflin-St Jeor est souvent considérée comme la plus fiable. Elle tient en deux équations :
Concrètement, une femme qui pèse 69 kg, mesure 1m65, et est âgée de 48 ans présente un métabolisme de base de 1 320,25 kcal. Ce qui signifie que c’est le nombre de calories dont son corps a besoin pour bien fonctionner. S’il est privé d’un apport énergétique suffisant plusieurs jours durant, la fatigue s’installe, les muscles fondent, des carences nutritionnelles surviennent, de même que des déséquilibres hormonaux.
D’un point de vue médical, la mesure du métabolisme de base « intéresse le clinicien pour certains diagnostics endocriniens, comme les hypothyroïdies où le métabolisme basal est abaissé et les hyperthyroïdies où il est augmenté », explique l’Académie de médecine.
A partir du résultat, on peut ensuite estimer sa dépense énergétique journalière en prenant en compte le niveau d’activité physique au quotidien. Il existe plusieurs niveaux d’activité physique qui correspondent à un facteur :
Multipliez le coefficient qui vous correspond par votre métabolisme de base. Vous obtenez alors votre dépense énergétique quotidienne. La connaître peut vous aider à mieux gérer votre alimentation et à mieux équilibrer vos apports et vos dépenses énergétiques. Dans une logique de rééquilibrage alimentaire, si vous souhaitez perdre du poids par exemple, c’est la dépense énergétique quotidienne qu’il faut prendre en compte et pas le métabolisme de base qui est le minimum dont votre corps a besoin. N’hésitez pas à vous faire accompagner d’un professionnel de santé si vous entamez cette démarche.

Source : Académie de médecine, calculersonimc.fr

Ecrit par : Dorothée Duchemin – Edité par : Vincent Roche