Rougeole : vacciner sans relâche

[10 septembre 2019 - 12h21] [mis à jour le 10 septembre 2019 à 12h26]

En 2018, la rougeole a entraîné plus de 100 000 décès dans le monde. Aujourd’hui la vaccination reste prioritaire pour empêcher la fragilité du système immunitaire, notamment chez les enfants. Et donc limiter le risque de développer d’autres maladies infectieuses parfois létales.

Selon le Pr Michael Mina (Boston, Etats-Unis)*, « les cas de rougeole chez les enfants non vaccinés augmente le risque de contracter d’autres maladies, dans les 2 à 3 années suivant l’infection par le virus de la rougeole ». En effet, après s’être battu contre la rougeole, « le système immunitaire est fragilisé face aux autres risques infectieux ».

Dans le détail, « quand le virus de la rougeole infecte un patient, cela atteint les cellules de la mémoire du système immunitaire ». Lequel ne se souvient alors plus des maladies auxquelles il a déjà été exposé et contre lesquelles il avait pourtant développé des anticorpsCe mécanisme porte le nom d’« amnésie immunitaire ». La conséquence ? « Une nouvelle exposition à ces maladies infectieuses peut se révéler mortelle pour les patients.

Le vaccin, arme fatale

L’urgence aujourd’hui est de lutter contre « la résurgence de l’épidémie de rougeole ». Un avis partagé par les spécialistes de la Société européenne de microbiologie clinique et des maladies infectieuses.

Pour cela, place au vaccin. « En prévenant les infections par la rougeole grâce à cette immunisation, nous éviterons les maladies infectieuses autres que la rougeole. »

A noter : Les principaux symptômes de cette grave maladie infectieuse relèvent « d’épisodes de fièvre, d’une éruption cutanée », et les complications infantiles « peuvent aller jusqu’à la pneumonie et des inflammations cérébrales ».

* Center for Communicable Disease Dynamics at the Harvard T.H. Chan School of Public Health and Harvard Medical School

Partager cet article