Sexe et nutrition : pas de reproduction sans… cholestérol !

21 avril 2017

Des chercheurs français le confirment : « la reproduction ne peut se produire que si une nutrition suffisante est assurée ». Les hormones sexuelles et mâles seraient en effet des produits de dégradation du… cholestérol, provenant du contenu de notre assiette.

Quelle est l’origine de nos hormones sexuelles ? Pour creuser cette question, Vincent Laudet et son équipe* sont revenus sur les origines puis sur la mise en place des stéroïdes au cours de l’évolution humaine. En particulier, les hormones sexuelles féminines (œstrogène, progestérone) et masculines (androgènes).

A la source du cholestérol alimentaire

Leur travail révèle « un couplage profond entre nutrition et reproduction », dont les bases remonteraient à 500 millions d’années. Les auteurs démontrent en effet que « nos hormones sexuelles sont des produits de dégradation du cholestérol,». Cette graisse se retrouve sous la forme de bon cholestérol (HDL, poissons gras, huiles végétales…) ou de mauvais cholestérol (LDL, huile de friture, panures, gâteaux…).

Ce couplage apparaît finalement assez logique : « au cours de l’évolution, seuls ceux qui ont été bien nourris ont pu se lancer avec succès dans la reproduction, une activité très coûteuse en énergie », poursuivent-ils. « Nous savons que chez de nombreuses espèces, y compris chez l’Homme, la reproduction s’arrête en cas de famine ».

*CNRS de l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon

  • Source : CNRS, 31 mars 2017

  • Ecrit par : David Picot – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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