Tai Chi et AVC : moins dure sera la chute

[22 février 2013 - 08h51] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h55]

Le Tai-chi remplacerait avantageusement l’association « antalgiques et stretching ». © Phovoir

Associant concentration mentale et mouvements de relaxation, le Tai Chi est un très bon moyen de faire travailler en douceur et en totale harmonie, la tête et les jambes. Si elle a déjà fait la preuve de son intérêt dans la prise en charge des douleurs liées à l’arthrose, cette activité millénaire serait aussi bénéfique aux patients qui ont été victimes  d’un AVC. Elle participerait en effet à limiter le risque de chutes.

« Après un accident vasculaire cérébral, apprendre à trouver et surtout à maintenir son équilibre relève du défi » explique Ruth E. Taylor-Piliae de l’Université d’Arizona à Tucson (Etats-Unis). « Chaque année, ces patients connaissent sept fois plus de chutes que les adultes en bonne santé. Au risque de fracture s’ajoute celui de la sédentarisation,  et de l’isolement. »

  •  Cette chercheuse a donc recruté 89 victimes d’AVC. Le but, trouver avec eux la bonne activité pour les aider à sortir de cette spirale. Ainsi : 30 se sont mis au Tai Chi ;
  • 31 autres ont suivi un programme d’activités diversifiées (fitness, natation…) ;
  • Et 28 enfin, ont reçu des conseils par téléphone et par écrit pour promouvoir leur retour à  l’activité physique.

A l’issue de 12 semaines de cette prise en charge à raison de 3 séances hebdomadaires, les auteurs ont répertorié 34 chutes : cinq dans le groupe qui avait pratiqué le Tai Chi, 14 et 15 dans chacun des deux autres groupes. «Voilà qui met en évidence les avantages physiques du Tai Chi » insiste Ruth  Taylor-Piliae. « A savoir un meilleur équilibre, une plus grande résistance, une souplesse et une endurance améliorées. Sans oublier les avantages psycho-sociaux de cette pratique, qui favorise une baisse de l’anxiété et du stress, et donc une meilleure qualité de vie. »

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Marc Gombeaud

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