Si le syndrome prémenstruel est bien connu, on parle moins du syndrome intermenstruel. Certaines femmes se plaignent pourtant de maux de ventre en milieu de cycle, voire de légers saignements. Un phénomène qu’il est possible de soulager.

Sous contraception orale, il n’y pas d’ovulation. Chez la plupart des femmes sans contraception orale, l’ovulation passe totalement inaperçue. Tout au plus notent-elles la présence de pertes vaginales un peu plus importantes entre 12 et 16 jours après leurs règles. Un petit nombre perçoivent toutefois d’autres signes pouvant durer plusieurs heures : une sensation de pesanteur, des douleurs souvent diffuses dans le bas-ventre et irradiant parfois vers la région lombaire, les cuisses, le périnée, des petits filets de sang mêlés à leurs pertes.

Une consultation gynécologique est nécessaire pour confirmer le diagnostic mais le caractère cyclique des symptômes laisse penser qu’ils sont associés à l’ovulation. L’endométriose peut expliquer cette gêne. Mais le plus souvent, ce syndrome intermenstruel n’a pas de cause connue. Certains spécialistes évoquent un terrain neuro-végétatif et psychique particulier pour expliquer cette perception exacerbée de l’ovulation. Il semblerait en effet que les femmes anxieuses soient davantage concernées.

La plupart du temps, la prise d’antalgiques type paracétamol et/ou d’antispasmodiques disponibles sans ordonnance suffit à soulager la douleur. L’acupuncture, la sophrologie peuvent aussi être utiles pour améliorer le terrain. Dans les formes les plus invalidantes, les médecins peuvent être amenés à prescrire une pilule contraceptive pour bloquer l’ovulation.

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