Une journée pour prévenir le diabète

[14 novembre 2019 - 13h36]

Plus de 400 millions de personnes sont concernées dans le monde, dont près de 3,5 millions en France. Qu’il soit de type 1 ou de type 2, le diabète augmente partout. La prévention est donc au cœur de cette nouvelle journée mondiale du diabète, comme chaque 14 novembre.

Ce sont deux maladies à prédisposition génétique et qui correspondent à une élévation de la concentration du glucose dans le sang (hyperglycémie). Mais le diabète de type 1 (DT1) et le diabète de type 2 (DT2) ne touchent pas les mêmes personnes et pas aux mêmes âges.

Le DT1 (maladie auto-immune conduisant le corps à ne plus fabriquer d’insuline) concerne plutôt les jeunes. Selon l’Inserm, « depuis une vingtaine d’années, le nombre de personnes atteintes de diabète de type 1 ne cesse d’augmenter, au rythme de 3 à 4% par an. En outre, son apparition est de plus en plus précoce, avec une augmentation importante de la prévalence chez les enfants de moins de 5 ans ».

Les facteurs environnementaux expliqueraient cette augmentation : « accroissement de l’âge maternel, type d’allaitement dans les premiers mois de la vie, facteurs nutritionnels, modification de la flore intestinale, exposition à des toxines… ». Le déclenchement du DT1 pourrait aussi avoir une origine virale. Il représente environ 10% des cas de diabète en France, et son traitement repose sur les injections d’insuline.

Risque cardiovasculaire

On l’aura compris, le DT2 est largement majoritaire : 9 malades sur 10 sont diabétiques de type 2. Liée à une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme (résistance à l’insuline, l’hormone secrétée par le pancréas), la maladie touche plutôt les personnes de plus de 40 ans. Le manque d’activité physique, l’alimentation déséquilibrée et le surpoids sont largement identifiés comme facteurs de risque.

Le diabète de type 2 reste généralement silencieux pendant de longues années, et peut se révéler à la faveur d’une prise de sang ou, plus grave, d’une complication. Elles sont nombreuses, détaille l’Inserm : le diabète est « à l’origine de rétinopathies (atteintes de la rétine entraînant un risque de déficience visuelle voire de cécité), de neuropathies périphériques, de néphropathies (insuffisances rénales), de maladies hépatiques (stéatose non alcoolique ou « maladie du foie gras ») ou de problèmes de cicatrisation. »

Mieux faire connaître la maladie

Compte tenu du caractère silencieux de la maladie, on estime que de 20 à 30% des adultes diabétiques de type 2 ne sont pas diagnostiqués. D’où l’importance accordée à la prévention, qui sera une nouvelle fois au cœur de la journée mondiale du diabète. Pour sa 28e édition, l’objectif est de « mieux faire connaître le diabète, sa prise en charge et surtout les moyens de le prévenir », explique la Fédération française des diabétiques. L’association historique des patients atteints de la maladie coordonne, dans toute la France, des rencontres ou des conférences, des tests de dépistage ou des ateliers de sensibilisation.

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