Mauvaise nouvelle à l’occasion du Sidaction 2018, les jeunes français sont encore très mal informés sur le virus du Sida. Notamment sur les modes de transmission et les chances de guérison. A la clé, une prise de risque lors des rapports sexuels toujours trop importante.

« Cette année, 20% des jeunes s’estiment mal informés –sur le VIH/SIDA -, soit une augmentation de 9 points par rapport à 2009 », apprend-on dans le sondage Ifop-Bilendi* publié à l’occasion du Sidaction 2018, organisé du 23 au 25 mars.

L’impact des « Fake news » a été évalué. Au total, « 54% des personnes interrogées n’accordent pas leur confiance aux messages transmis sur les sites internet spécialisés, 51% [envers] les médias traditionnels ». Mais 69% font confiance aux informations qui circulent sur les forums et 78% concernant les réseaux sociaux.

Le cocktail réseaux sociaux-manque de connaissance chez les 15-24 ans sur le virus du Sida est si puissant que les idées reçues ne cessent de circuler. En effet, « 21% pensent encore que le virus du Sida peut se transmettre en embrassant une personne séropositive ». Et « 18% croient que la transpiration peut aussi véhiculer le virus ». Autre chiffre, près de 2 jeunes sur 10 estiment que « la pilule contraceptive d’urgence peut empêcher la transmission du virus ».

Au total, 26% des sondés pensent qu’il existe un traitement pour guérir du VIH/SIDA.

Conséquence de cette méconnaissance, des comportements à risque en hausse ! Ainsi, « 14% des jeunes interrogés admettent avoir été exposés au moins une fois à un risque d’être contaminé par le VIH/SIDA ». Parmi eux, cet événement « n’a débouché que dans 39% des cas sur un test de dépistage ».

A noter : quatre jeunes sur dix se disent mal informés sur les lieux de dépistage.

*Sondage mené en ligne auprès de 1 002 jeunes de 15 à 24 ans du 6 au 16 février

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