On savait déjà que les pompiers ou secouristes qui sont intervenus lors de l’attentat du 11 septembre 2001 sur le site du World Trade Center étaient plus exposés à certains cancers (prostate, thyroïde…). Une étude vient de montrer que le risque de leucémie est lui aussi accru.

« À la suite des attaques contre le World Trade Center, 50 000 travailleurs sont intervenus sur le site notamment en qualité de secouristes », expliquent des médecins du Mount Sinai Hospital (New York). « Nombre d’entre eux ont directement été pris dans le nuage de poussière des tours qui s’effondraient. Puis jusqu’à la fin du nettoyage du site en juin 2002, ils ont été potentiellement exposés à un éventail de toxines dont il a été démontré par la suite qu’elles avaient des effets néfastes sur la santé, comme le cancer. »

En analysant les données de plus de 28 000 personnes intervenues au moment et à la suite du drame (pompiers, secouristes, mais aussi agents de maintenance…) entre 2002 et 2013, les chercheurs ont pu confirmer que ces dernières étaient bien exposées à un sur-risque de cancer, principalement de la thyroïde. Mais ce qu’ils n’avaient jamais remarqué, c’est le risque accru de leucémie. Laquelle « est connue pour survenir après une exposition à des cancérogènes professionnels », notent les scientifiques.

Ces derniers ont également constaté que ni la durée pendant laquelle les premiers intervenants et les agents de maintenance ont travaillé sur le site, ni l’intensité de leur exposition, n’avaient eu d’incidence sur le développement des cancers. Mais d’autres facteurs – tels que l’âge en 2001 ou encore le fait d’être fumeur à l’époque – étaient associés à un risque accru. Les auteurs insistent donc sur « la nécessité d’une surveillance continue des personnes concernées. »

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