











Accueil » Santé Publique » Médicaments » Affaire Dépakine : l’Etat reconnu responsable
© Blue Planet Studio/shutterstock.com
Ce 2 juillet, le tribunal administratif de Montreuil s’est prononcé sur le cas de prescriptions de Dépakine, survenues entre 1981 et 2008. Selon la justice, « l’Etat a manqué à ses obligations de contrôle en ne prenant pas les mesures adaptées et a engagé sa responsabilité ». De quelle responsabilité parle-t-on précisément ? Celle d’assurer « l’information donnée aux praticiens et aux malades sur la dangerosité de ces médicaments lorsqu’ils sont donnés aux femmes enceintes ».
En effet, cette molécule prescrite depuis 1967 contre la bipolarité ou l’épilepsie augmente le risque tératogène in utero (malformations congénitales) et de retards neurodéveloppementaux (autisme, retard intellectuel, trouble de la marche). En conséquence, ce médicament à base de valproate de sodium est contre-indiqué pendant la grossesse. Il a pourtant été prescrit à des milliers de femmes enceintes dans les décennies passées.
L’Etat devra indemniser chacune des 3 familles, « en fonction de la date de naissance des enfants ». Les montants atteignent respectivement 20 000, 158 000 et 300 000 euros.
Enfin, l’Etat n’est pas considéré comme seul fautif dans cette affaire. Le tribunal de Montreuil met aussi en avant les manquements du laboratoire (Sanofi) en termes d’informations* sur les risques de la Dépakine, auprès des médecins et des patientes.
A noter : selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’Assurance-maladie, entre 2 150 et 4 100 enfants ont développé des malformations entre 1967 et 2016 en lien avec la Dépakine.
*résumé des caractéristiques du produit (RCP) destiné aux prescripteurs, notices adressées aux femmes
Source : Tribunal administratif de Montreuil, le 2 juillet – ANSM, le 24 août 2016 et le 1er août 2017
Ecrit par : Laura Bourgault - Edité par : Vincent Roche
Recevez chaque jour par e-mail les dernières actualités santé.
Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous offrir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre quelles sections du site Web vous trouvez les plus intéressantes et utiles.
Plus d'informations sur notre politique de cookies sur nos CGU.
Ce site utilise Google Analytics pour collecter des informations anonymes telles que le nombre de visiteurs sur le site et les pages les plus populaires.
Si vous désactivez ce cookie, nous ne pourrons pas enregistrer vos préférences. Cela signifie que chaque fois que vous visitez ce site, vous devrez activer ou désactiver à nouveau les cookies.