Arthrose du chien : doucement sur les anti-inflammatoires

[08 novembre 2013 - 08h10] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h59]

Evitez l’automédication chez les chiens ©Phovoir

Votre chien traîne la patte et semble apathique ? Il souffre très probablement d’une arthrose. Seule une visite auprès de votre vétérinaire lui assurera une prise en charge adaptée. Surtout ne donnez pas à votre compagnon à quatre pattes de médicaments type anti-inflammatoire, sans consulter au préalable.

Comme l’explique la vétérinaire Melanie McLean de la Food and Drug Administration américaine, « les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) figurent parmi la classe médicamenteuse la plus prescrite en médecine vétérinaire, notamment en cas d’arthrose. Ils sont la pierre angulaire de la prise en charge ». Comme c’est le cas pour l’Homme, ce traitement n’est pas anodin chez le chien. C’est pourquoi toute automédication est formellement contre-indiquée.

Une prescription sur-mesure

« Les AINS comportent des avantages et des risques », explique Melanie McLean. « Ainsi tous les chiens chez lesquels on suspecte une arthrose doivent subir un examen vétérinaire complet. Le professionnel de santé devra également recueillir auprès des maîtres, des informations relatives aux antécédents médicaux. Il sera ainsi en mesure de proposer une stratégie thérapeutique sur-mesure, en fonction de l’état de santé général de votre chien, de sa taille et de son poids.

Comme c’est le cas chez l’Homme, l’utilisation d’AINS chez le chien est associée à des risques d’ulcères gastro-intestinaux, une toxicité rénale et hépatique. « Ils doivent être prescrits avec mesure chez les animaux présentant des troubles rénaux et hépatiques », souligne McLean.

Vomissements, perte d’appétit et baisse de l’activité physique constituent les effets secondaires les plus fréquemment rencontrés chez les chiens sous AINS. « En cas d’apparition de ces signes, il est vivement recommandé de consulter son vétérinaire afin d’ajuster voire d’arrêter le traitement ». La présence de sang dans les selles, un jaunissement de la sclère – le « blanc des yeux »- et des gencives sont également des signes qui nécessitent une consultation.

Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : David Picot

Partager cet article