Binôme, télémédecine… un tournant dans l’ophtalmologie

02 juillet 2018

A l’occasion du débat sur « le reste à charge zéro », le Syndicat national des ophtalmologistes de France fait le point sur les dernières avancées : le virage de la télémédecine et la complémentarité avec les orthoptistes.

Le Syndicat national des ophtalmologistes (SNOF) fait le point sur les récentes avancées mises en place pour optimiser le parcours de soin. Objectif à terme, réduire les délais d’attente pour les patients grâce :

A la délégation des tâches. Mis en place depuis 2015, ce principe consiste à déléguer des actes à l’orthoptiste pour alléger la charge de travail des ophtalmologistes, qui peuvent alors davantage se consacrer « à l’examen et la synthèse ». Cette mesure a pour but de permettre l’accès aux soins à davantage de patients. Et elle semble fonctionner : « au 1er semestre de cette année 60% des ophtalmologistes utilisent ce travail aidé », note le Dr Thierry Bour, président du SNOF. Un projet en bonne voie alors que l’objectif fixé pour 2025 s’établit à 80%.

Au protocole Muraine. Mis en place cette année, il s’agit de la première coopération dans le domaine de la télémédecine dans ce corps de métier. Grâce à ce protocole, « les orthoptiste réalisent l’ensemble du bilan visuel au sein d’une structure et télétransmettent les données aux ophtalmologistes, sans présence du patient ». Couvert à 100% par l’Assurance-maladie, cet acte coûte 28 euros.

Par ailleurs, les orthoptistes peuvent aussi réaliser « un bilan visuel en l’absence de l’ophtalmologiste, dans le cadre du renouvellement ou de l’adaptation des corrections optiques chez les patients de 6 à 50 ans ».

Enfin les orthoptistes exercent désormais leurs compétences auprès des patients diabétiques. En réalisant un fond d’œil, une évaluation de la vue ou une prise du tonus oculaire, ils participent en effet au diagnostic de la rétinopathie diabétique.

Ces mesures viennent dans la lignée du débat sur le reste à charge zéro*, dans l’idée que l’accès aux soins optique doit être facilité auprès de toutes et tous.

A noter : « en 2017, les délais d’attente se sont stabilisés à 87 jours. »

*la mise en place d’une mesure prévoyant la vente de prothèses optiques sans reste à charge pour les patients d’ici à 2021

  • Source : Syndicat national des ophtalmologistes de France, le 22 juin

  • Ecrit par : Laura Bourgault - Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Aller à la barre d’outils