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Une bonne santé mentale joue-t-elle un rôle dans les chances de survie des patients atteints d’un cancer ? Des chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco (Etats-Unis), ont analysé les données médicales de plus de 370 000 patients adultes entre 2013 et 2023. Tous avaient reçu un diagnostic de cancer et ne présentaient pas de troubles mentaux au moment de l’annonce de leur maladie. Parmi eux, plus de 39 000 personnes (soit 10,6 %) ont développé un trouble de santé mentale (troubles anxieux, dépression…) dans l’année suivant leur diagnostic de cancer.
Les scientifiques ont constaté que l’apparition d’un trouble mental était associée à un risque de décès supérieur de 51 % durant les trois premières années suivant le diagnostic de cancer. Les résultats ont été publiés le 23 février dans la revue de l’American Cancer Society.
Cette surmortalité, bien que diminuant avec le temps, persistait pendant plusieurs années. Elle tombait à 17 % entre la troisième et la cinquième année avant de s’estomper complètement après cinq ans.
« Ces dernières années, nous avons pris davantage conscience de la relation importante entre le cancer, son traitement et la santé mentale », explique le Dr Julian Hong, auteur principal de l’étude et chercheur à l’Université de Californie à San Francisco.
Ce travail renforce l’idée d’une relation étroite entre les troubles mentaux et la mortalité, soulignant « la nécessité de prioriser et de prendre en charge la santé mentale » dans le parcours de soins.

Source : American Cancer Society

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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