Carence en vitamine D : les patients schizophrènes à risque de dépression

26 novembre 2018

Selon des chercheurs marseillais, en cas de carence en vitamine D, le risque de dépression augmente chez les patients souffrant de schizophrénie. D’où l’intérêt d’une supplémentation pendant la saison hivernale.

Entre 2015 et 2017, l’équipe du Dr Guillaume Fond*, psychiatre à l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM), a suivi 140 patients atteints de schizophrénie. Au total, « 21% des patients qui ont consulté dans les centres experts schizophrénie présentaient une carence sévère en vitamine D et souffraient de niveaux de dépression et d’anxiété élevés ».

Une supplémentation pendant l’hiver ?

En revanche, pour « les patients qui avaient reçu une supplémentation en vitamine D, les taux de dépression, d’anxiété et de syndrome métabolique étaient plus bas que les patients non supplémentés ».

Une étude intéressante alors que les journées raccourcissent et que le soleil se fait de plus en plus timide. Le rayonnement naturel constitue en effet la principale source de vitamine D. Ainsi, les chercheurs « proposent que toute personne souffrant de schizophrénie et/ou de dépression reçoive une supplémentation en vitamine D, ne serait-ce que pendant les trois mois d’hiver, période durant laquelle les taux sont au plus bas ».

* enseignant-chercheur au CEReSS (de la faculté de la Timone et membre de la Fondation FondaMental, auteur du livre « Je fais de ma vie un grand projet » (Flammarion).

  • Source : Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM), le 24 octobre 2018

  • Ecrit par : Laura Bourgault - Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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