Couple : célibataire à 20 ans, heureux pour la vie ?

25 janvier 2024

Ne pas se mettre en couple tout de suite en entrant dans la vie adulte aurait des bienfaits toute la vie durant. Voici pourquoi, selon un travail mené outre-Rhin. 

Jusqu’aux années 1970 environ, les femmes et les hommes se mariaient à un âge relativement précoce. D’ailleurs, la coutume des Catherinettes est née car l’on considérait les femmes comme trop âgées et un peu « passées » si elles n’étaient pas casées à… 25 ans. Or, il semblerait que se précipiter pour se mettre en couple ne serait pas la meilleure des idées. Une récente étude allemande suggère que rester célibataire quand on a une vingtaine d’années serait même bénéfique pour la suite.

Mieux se connaître avant de tomber amoureux 

S’il peut paraître romantique de trouver son âme sœur dès 20 ans – et parfois même plus tôt – le bien-être personnel pourrait en pâtir. En effet, selon l’étude menée sur les données de la cohorte German Socio-Economic Panel, suivie depuis 1984, être célibataire durant la période formatrice du début de l’âge adulte permet de créer des relations amoureuses plus solides par la suite. L’explication ?

Pendant ces premières années, le jeune développe une meilleure connaissance de lui-même : il découvre petit à petit ses goûts, ses centres d’intérêt, ses envies, ses besoins. Cette période d’indépendance l’autorise à investir tout son temps dans ses hobbies et ses passions sans avoir besoin de concéder des compromis avec un ou une partenaire. Disposant ainsi d’une meilleure connaissance de lui-même, il est alors en capacité de développer une relation plus épanouissante.

Un dernier point, et non des moindres, concerne ceux qui sont restés célibataires durant leur vingtaine : ils traverseraient moins durement l’épreuve d’une rupture sentimentale. Ils savent ce que c’est que de vivre seul et d’être épanoui hors du couple.

  • Source : Journal of Marriage and Family -The link between singlehood in young adulthood and effects of romantic separation. https://doi.org/10.1111/jomf.12954 

  • Ecrit par : Dominique Salomon - Édité par : Emmanuel Ducreuzet

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