Affectant 15% à 35% des plus de 65 ans, la dépression est une maladie prise en charge par la psychothérapie. Mais aussi par la prescription d’antidépresseurs. Cet usage est-il adapté à l’organisme fragile des personnes âgées, notamment chez celles qui prennent déjà beaucoup de médicaments ?

Dans le cadre d’une dépression, une personne âgée peut se tourner vers diverses approches recrutant la parole et/ou le lâcher prise. C’est le cas des thérapies cognitives et comportementales, de la psychanalyse, des thérapies familiales et conjugales, de l’hypnose ou encore de la sophrologie et de la méditation.

Même si elles sont nécessaires, ces démarches chez le psychothérapeute ne sont pas toujours faciles à enclencher. Notamment chez le sujet âgé. Ainsi, les prescriptions d’antidépresseurs* sont assez courantes. Dans ce cas, mieux vaut commencer les traitements à faible dose pour une augmentation progressive si besoin. Le risque d’effets indésirables (troubles de la vigilance, somnolence, détresse respiratoire…) est bien réel. Et d’autant plus important si la personne prend plusieurs autres médicaments au quotidien. Le risque d’interaction entre différentes molécules augmente en cas d’ordonnance à rallonge.

L’automédication à bannir

Sachez par ailleurs que les antidépresseurs mettent plusieurs semaines à agir : continuez votre traitement même si les symptômes ne s’atténuent pas dès les premières prises. De la même façon, n’arrêtez pas tout seul votre traitement même si vous avez la sensation de vous sentir mieux. Dans ces deux cas précis, rendez-vous chez votre médecin généraliste pour faire le point sur votre situation. Pour éviter tout risque de rechute, on estime qu’il faut 6 mois de traitement consécutifs en moyenne. Enfin, consultez aussi votre généraliste en cas d’effets indésirables.

*D’autant plus efficace si elle est associée à une psychothérapie

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