Face à la virulence du virus Ebola, l’OMS a mis en place le Travel and Transport Task Force (littéralement groupe de travail Voyage et Transport). Chargé d’évaluer le risque lié aux déplacements en Afrique de l’Ouest, ce comité rassemble des experts de la santé, de l’aviation et du tourisme. A cette heure, aucune restriction de voyage – à destination ou en provenance des pays touchés par l’épidémie – n’a été décrétée.

Pour le Dr Isabelle Nuttal, directeur « Capacités mondiales, alerte et action » de l’OMS, « le risque de transmission du virus Ebola lors des voyages en avion est si faible que l’OMS ne considère pas les grands aéroports comme présentant un risque élevé de propagation du virus ». Pour autant, l’Organisation onusienne  invite « les voyageurs à annuler – sauf urgence – leurs déplacements ».

Contamination aérienne, risque 0 ?

Afin de protéger les pays affectés, et renforcer la sécurité des populations épargnées par le virus, l’OMS a donc mis en place le comité Travel and Transport Task Force. Pour les voyageurs inquiets, l’OMS précise d’ailleurs que « le risque d’être contaminé en avion par cette fièvre hémorragique est faible. Contrairement au virus de la grippe ou au bacille de la tuberculose, par exemple, le virus Ebola n’est pas véhiculé par l’air. Il ne se transmet que par contact direct avec les liquides biologiques (sang, salive…) d’une personne malade. La probabilité que les passagers et l’équipage entrent en contact avec ses liquides est donc faible ». D’autant que « généralement, l’état d’un patient infecté par Ebola est tel qu’il ne peut pas voyager ».

Sur place, malgré certaines difficultés, tout est fait pour isoler au mieux les malades, avérés ou potentiels. S’il est donc peu probable qu’un patient ne prenne l’avion, « des mesures d’isolement et de prises en charge seront adoptées au moindre symptôme déclaré par un voyageur, en vol ou au sol dans un aéroport ».

Au 15 août, le dernier bilan faisait état de 2 127 cas d’Ebola, dont 1 145 mortels.

Partager cet article