Bébé n’étant pas sorti par voie basse, on pourrait penser que le périnée est intact après un accouchement classique et qu’il est inutile de s’en préoccuper. Or tout au long de la grossesse, cet ensemble de muscles s’est distendu sous le poids de l’utérus et sous l’effet des hormones. Mieux vaut donc prendre le temps de le retonifier.

Incontinence urinaire et/ou anale, diminution des sensations lors des rapports sexuels, voire dans les cas les plus graves descente d’organes… L’affaiblissement des muscles du périnée peut fortement impacter le quotidien. Il est donc essentiel d’en prendre soin tout au long de sa vie, et en particulier après un accouchement : les poussées répétées et le passage de bébé étirent et distendent ces tissus de soutien qui forment comme un hamac tendu entre l’os du pubis, l’os du coccyx et les deux os du bassin. Et même pendant la grossesse, ce « plancher musculaire » est mis à rude épreuve. Ramolli par l’imprégnation hormonale, il doit en plus dès le 4ème mois de grossesse supporter le poids du bébé, du placenta et du liquide amniotique. Voilà pourquoi il est fortement recommandé de faire de la rééducation périnéale, y compris après un accouchement par césarienne.

10 séances prises en charge

A l’heure actuelle, toutes les jeunes mamans peuvent bénéficier de la prise en charge par l’Assurance-maladie de 10 séances de rééducation périnéale, à condition qu’elles soient prescrites par un médecin et effectuées par une sage-femme ou un kinésithérapeute. Ces derniers espèrent que la préconisation émise en 2015 par le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français de réserver la rééducation périnéale uniquement aux femmes présentant une incontinence persistante à 3 mois du post-partum ne changera pas la donne.

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