Football américain : quelles pistes pour réduire les commotions cérébrales ?

[07 janvier 2019 - 12h07] [mis à jour le 07 janvier 2019 à 12h11]

Lors des matchs de football américain, les chocs à la tête sont monnaie courante, ouvrant la porte au risque de commotions cérébrales. Selon des scientifiques américains, la meilleure façon de limiter les conséquences de ces chocs serait de réduire la vitesse de course.

Au football américain, le risque de choc à la tête, préoccupe les médecins. Mais comment limiter ces expositions tout en préservant le développement des compétences et le niveau de jeu ?

Pour répondre à cette question, des scientifiques de la Wake Forest School of Medicine (Caroline du Nord, Etats-Unis) ont comparé le nombre d’impacts à la tête pendant l’entraînement auprès de 6 équipes de jeunes footballeurs âgés de 10 à 13 ans. Les chercheurs ont aussi évalué l’impact de chacune des méthodes d’apprentissage.

Dans le détail, « le nombre d’impact par joueur et par minute a été relevé ». Idem « concernant les courses en ligne droite et les rotations de la tête ».

Un risque proportionnel à la vitesse de course ?

Résultat, 14 718 impacts ont été rapportés au cours de la saison. « Les tacles enregistrés lors de courses rapides et les exercices de blocage provoquaient le plus haut score d’impacts cérébraux, en termes de fréquence et de sévérité ». Soulignons que le « tacle » consiste à projeter au sol un adversaire en possession du ballon.

« Réduire le temps passé en contact avec l’adversaire ne suffit pas à diminuer le nombre de commotions », continue le Pr Jillian Urban, principal auteur de l’étude. En revanche, « réduire la vitesse de course des joueurs, corriger les méthodes de tacles aident à réduire significativement ces impacts ».

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