Glaucome, ayez le réflexe… ophtalmo !

[10 octobre 2014 - 16h35] [mis à jour le 10 octobre 2014 à 16h37]

Maladie oculaire, le glaucome altère progressivement la vision. En moyenne, 5% des patients atteints par ce trouble irréversible vont souffrir de cécité dans les vingt années suivant le diagnostic. Pour éviter d’en arriver là, il est impératif de consulter régulièrement son ophtalmologue.

« Le glaucome est dû à une augmentation anormale de la pression du liquide à l’intérieur du globe oculaire », souligne le Dr Lachkar, ophtalmologue au groupe hospitalier Paris Saint-Joseph. Ce samedi 11 octobre, la Journée mondiale de la vue est consacrée à cette maladie qui affecte un million de Français et survient après 45 ans, âge à partir duquel la vue commence à se dégrader.

Au fil des années, ces atteintes chroniques du nerf visuel peuvent conduire à une perte totale de la vue. Ainsi le glaucome est la deuxième cause de cécité après la cataracte dans les pays en développement, et après la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) dans les pays industrialisés.

Appel au contrôle

Les patients atteints de cette maladie ne souffrent d’aucun symptôme particulier. Raison pour laquelle nombre d’entre eux tardent à consulter l’ophtalmologue. Ainsi, plusieurs années peuvent se passer sans qu’aucun diagnostic ne soit posé.

De nombreux traitements (chirurgie, laser, collyre) existent pour freiner la dégradation de la vue une fois le glaucome diagnostiqué. Mais « face au risque de cécité, le seul réflexe à avoir est un examen régulier de l’œil ». Un dépistage notamment conseillé aux porteurs de lunettes, lesquels peuvent changer leurs verres sans passer par un ophtalmologue et font donc l’impasse sur la consultation. « Le renouvellement de lunettes est la principale occasion d’examiner l’œil des patients : contrôle de la vue mais aussi fond d’œil, mesure de pression intraoculaire… ».

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