Greffe rénale : quand le don issu de votre vivant sauve un proche

[18 octobre 2017 - 10h59] [mis à jour le 18 octobre 2017 à 11h12]

Du 16 octobre au 3 novembre, l’Agence de la biomédecine lance sa campagne de sensibilisation sur la greffe de rein à partir d’un donneur vivant. Objectif : informer sur les conditions de prélèvement et le nombre de vies à sauver chez les patients atteints d’insuffisance rénale chronique

Depuis ce lundi 16 octobre et jusqu’au 3 novembre se déroule la campagne d’information sur le don du rein de son vivant. Créée par l’Agence de la biomédecine, cette dernière vise à renseigner les Français sur cet acte altruiste encore mal connu. Des brochures sont distribuées dans les centres de dialyse et auprès des associations de patients. Ces mêmes documents sont téléchargeables sur le site de l’Agence de la biomédecine.

Répondre aux donneurs !

Pour suivre la campagne sur Facebook, rendez-vous sur la page « Dons d’organes et de tissus ». Toutes les informations précisant les démarches à effectuer sont disponibles sur le site www.dondorganes.fr. Vous y trouverez les réponses aux questions les plus communes sur ce sujet. Des exemples ?

  • Qui peut donner un rein à qui ? A condition d’être majeur (et compatible), « le donneur peut être le père ou la mère du receveur, son conjoint, son frère ou sa sœur, son fils ou sa fille, un grand-parent, son oncle ou sa tente, son cousin ou sa cousine germaine, le conjoint de son père ou de sa mère ». Mais aussi toute personne « apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur, ou bien d’un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur» ;
  • Quels tests sont effectués pour choisir le donneur ? Tout donneur potentiel est hospitalisé pendant quelques jours pour effectuer un bilan clinique (évaluation du risque chirurgical…), radiologique (observer l’anatomie précise du rein), biologique (tester la compatibilité sanguine et tissulaire HLA* entre le duo donneur-receveur) et psychologique (apprécier les éventuelles conséquences socio-professionnelles du don sur le long terme).

Considéré comme « le meilleur traitement de l’insuffisance rénale chronique terminale** », le greffe à partir d’un don vivant « permet de restituer toutes les fonctions rénales et améliore considérablement la qualité de vie du patient ainsi que son espérance de vie ». Un enjeu des plus importants, d’autant que « le nombre de candidats à la greffe de reins représentait 78% de la liste nationale d’attente, tous organes confondus en 2016 ».  La même année, 3 615 greffes de reins ont été réalisées, dont 576 grâce au don du vivant d’un proche. Et le plan greffe 2017-2021 fixe à 1 000 le nombre de greffes annuelles permises par un don du vivant.

A noter : les reins sont indispensables à l’élimination des déchets de l’organisme, au maintien de l’hydratation ainsi qu’à la production des hormones et vitamines.

*Human Leucocyte Antigen 

**lorsque les reins ne filtrent plus suffisamment le sang de l’organisme

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