L’écoute contre la dépression

[03 novembre 2016 - 13h50] [mis à jour le 03 novembre 2016 à 13h55]

La souffrance psychique n’est pas un phénomène isolé. Multifactorielle, cette fragilité touche en effet de plus en plus de Français. Principales ressources pour s’en sortir, éviter l’isolement et parler à des oreilles attentives. Des points centraux rappelés par S.O.S Amitié à l’occasion de la 7e Journée Nationale de l’Ecoute, organisée ce jeudi 3 novembre.

 « Angoisse, suicide : sortir du silence », le slogan de S.O.S Amitiés expose clairement la problématique de la souffrance psychique. De plus en plus fréquente en France, cette atteinte reste encore taboue et l’entraide sociale insuffisante. Ainsi, les associations affiliées à S.O.S. Amitiés organisent la 7e Journée Nationale de l’Ecoute. Et donnent rendez-vous aux Français ce jeudi 3 novembre dans 12 villes pour rappeler « l’importance de l’écoute dans la prévention du suicide». Pour découvrir le programme intégral de cette journée, cliquez ici.

Angoisse et violence accrues

Engagé dans l’écoute de la détresse d’hommes et de femmes exposés à une détresse psychique, l’association lance aujourd’hui un appel aux recrutements de bénévoles dans toutes les régions de France. En effet « le nombre d’appels évoquant des pensées suicidaires ne cesse d’augmenter depuis 2013 ». Sur l’année 2015, « les 54 postes d’écoute répartis sur la France entière ont répondu à 700 000 appels ». En 30 ans, « nous avons reçu plus de vingt millions d’appels ».

En partie liée aux crises politiques et sociales (chômage, précarité, terrorisme…), cette souffrance peut aussi trouver son origine dans l’histoire individuelle. Toutes causes confondues, selon S.O.S Amitiés, certains facteurs inquiétants prennent de l’ampleur depuis ces 2 dernières années: « la montée de l’angoisse (+10% en France et +24,4% en Ile-de-France), de la violence (+15,2% en France et 28,7% en Ile-de-France) ». Des situations déclenchant une hausse des idées noires. « Le nombre d’appels évoquant des pensées suicidaires a augmenté de 28% en deux ans ». Le quart des appelants avance ainsi l’idée de mettre fin à leur jour. Et les jeunes semblent de plus en plus exposés à cette fragilité. « La moitié des appelants par messagerie et chat ont moins de 25 ans ».

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