En pleine progression sur le continent africain, le fléau de l’obésité s’explique notamment par une alimentation déséquilibrée et une tendance à la sédentarité. Mais le terrain familial constitue aussi un facteur de risque bien réel. A tel point que des chercheurs américains et africains ont identifié une variante génétique spécifique favorisant l’excès pondéral.

Contrairement aux idées reçues, l’obésité n’est pas uniquement le fruit de la malbouffe. Et cette maladie n’atteint pas que la population caucasienne et/ou les habitants de pays industrialisés. La carte génétique aurait en effet son mot à dire. Notamment dans les populations d’Afrique de l’Ouest et afro-américaine chez qui « le gène semaphorin-4D (SEMA4D) expose à un risque élevé d’obésité », expliquent des chercheurs américains du National Human Genome Research Institute et leurs homologues africains.

Un excès pondéral de 2,7 kilogrammes

« Environ 1% de la population d’Afrique de l’Ouest et afro-américaine est en effet porteuse de cette variante génomique. En moyenne, les individus concernés pèsent 2,7 kg de plus comparé au groupe contrôle* ». Des résultats obtenus en croisant deux paramètres : l’incidence de l’obésité dans les deux populations et l’analyse de base de données génomiques dans le cadre de l’étude.

A l’avenir, les scientifiques souhaitent établir un séquençage plus précis de l’ADN auprès de populations exposées à l’obésité. Et ce dans l’espoir d’identifier différentes variantes génétiques spécifiques de cette maladie en fonction du milieu d’origine.

A noter : lourd fléau de santé publique, l’obésité augmente le risque de comorbidités (diabètes, hypertension artérielle, cancers…) et favorise donc les décès prématurés.

*issu de la population africaine ou afro-américaine mais non porteur du gène SEMA4D

Partager cet article