Une équipe INSERM vient de découvrir une nouvelle méthode de diagnostic du paludisme chronique. Pas complètement nouvelle en réalité puisqu’elle repose sur un test largement utilisé pour diagnostiquer certaines maladies auto-immunes, comme le lupus.

Diagnostiquer certaines formes de paludisme chronique s’avère difficile. Souvent dormante, la maladie peut persister de nombreuses années après un séjour en pays d’endémie. « Les malades risquent alors, en l’absence de traitement spécifique, de voir se déclencher des complications graves, incluant des crises aiguës notamment lors de grossesses mais aussi de développer des lymphomes de la rate », indique l’équipe de chercheurs (AP-HP, INSERM), coordonnée par les Drs Makoto Miyara et Pierre Buffet de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Ces chercheurs viennent de découvrir qu’un test habituellement prescrit pour le diagnostic de certaines maladies auto-immunes est efficace pour détecter les paludismes chroniques.

Un profil reconnaissable

« Ce test consiste à rechercher des anticorps dirigés contre le noyau de cellules spécifiques, les HEp-2 », expliquent les auteurs. Dans cette technique, ces anticorps, appelés antinucléaires, apparaissent fluorescents au microscope. Les scientifiques ont observé « un profil de fluorescence particulier chez les patients souffrant d’un paludisme chronique. »

« Ces résultats permettent (d’améliorer) le diagnostic des patients présentant des symptômes atypiques et pour lesquels le paludisme chronique n’avait pas été envisagé », explique le Dr Makoto Miyara. « Cela va nous permettre de proposer une meilleure prise en charge thérapeutique ».

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