Plus jamais peur en avion

[29 mai 2017 - 10h05] [mis à jour le 14 juin 2017 à 16h01]

Chaque été, l’idée de devoir voyager dans les airs gâche une partie de vos vacances, voire vous empêche carrément de partir ? Comme près de 3 personnes sur 10, vous souffrez d’aérodromophobie. Et si vous ne faites rien, cette peur incontrôlable risque fort de s’accentuer. Heureusement, des solutions existent.

Si votre phobie de l’avion impacte votre vie personnelle et/ou professionnelle, elle peut être apprivoisée grâce à différentes thérapies : les techniques comportementales et cognitives, l’hypnose, l’EMDR, la relaxation, la sophrologie… Il existe même des stages spécifiques proposés par le Centre de Traitement de la Peur de l’Avion (CTPA). D’après une étude coordonnée par l’université Paris-Descartes menée sur 147 personnes, l’intensité de leur peur a été divisée par deux après un stage d’une journée. Mais vous pouvez d’ores et déjà adopter quelques-uns des bons réflexes conseillés lors de ces sessions.

Quelques jours avant le départ

Une phobie n’est jamais ridicule. Alors avant toute chose, acceptez vos émotions sans les juger. Vos pensées négatives ne vont pas disparaître comme par magie parce que vous vous interdisez d’y penser. Au contraire, consignez-les par écrit, en les détaillant le plus possible. Déposez vos peurs sous forme de mots dans un carnet aura un effet calmant et cela vous aidera à vous décentrer de votre propre pensée.

En parallèle, entamez un travail d’habituation de votre cerveau en vous exposant très progressivement à l’objet de vos craintes. Imprimez votre billet et mettez-le bien en évidence plusieurs jours avant le départ, mettez une jolie photo d’avion en fond d’écran, visionnez des vidéos de décollage et d’atterrissage…

C’est le moment aussi de tester les vertus apaisantes de la cohérence cardiaque. Si vos angoisses ressurgissent en plein vol, maîtriser cette technique respiratoire relaxante vous sera très utile.

Le jour J

Prévoyez d’arriver tôt à l’aéroport, afin de ne pas être inutilement stressé par un éventuel retard, mais embarquez en dernier dans l’avion. Si vous êtes un peu claustrophobe, inutile de rester assis plus longtemps qu’il ne faut dans l’avion.

Surtout, ne comptez pas sur l’alcool pour vous détendre. Consommé dans ce genre de contexte, il augmente l’anxiété et favorise les crises de panique en accélérant le rythme cardiaque. Les médicaments de type anxiolytiques ne semblent pas non plus tenir leurs promesses. Si malgré tout vous avez l’impression que vous n’allez pas pouvoir vous en passer, demandez impérativement l’avis d’un médecin, ne piochez pas dans l’armoire à pharmacie d’un ami. Et testez-les en amont afin d’avoir une idée de leurs effets sur vous. Quant aux somnifères, l’OMS déconseille leur utilisation : ils augmentent fortement le risque de thrombose veineuse.

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