Une jeune fille réglée très tôt serait-elle exposée à une ménopause prématurée ? A en croire une récente étude internationale, la réponse est oui. Et cette donnée semble essentielle pour prévenir les effets secondaires liés aux perturbations hormonales précoces.

Un début de règles précoce chez la jeune fille pourrait expliquer la survenue d’une ménopause bien avant 50 ans. Pour le prouver, des scientifiques ont passé au crible les dossiers médicaux de 51 540 femmes incluses dans l’une des neuf études de la cohorte InterLACE*, menée en Australie, au Japon, au Royaume-Uni et en Scandinavie.

La fin des règles à 40 ans

Résultats, « chez les femmes dont la puberté est survenue avant l’âge de  11 ans, le risque de développer une ménopause à 40 ans était augmenté de 80% ». Et « de 30% entre 40 et 44 ans ». Autre donnée, « les femmes réglées avant 11 ans et n’ayant jamais été enceintes présentaient un risque encore plus élevé de ménopause prématurée ».

« A partir de 35 ans, les femmes concernées par cette puberté précoce devraient être informées du risque de voir leur fin de cycles menstruels survenir bien plus tôt que l’âge moyen des 50 ans », explique le Pr Gita Mishra, (Université de Queensland, Australie). Une sensibilisation essentielle pour les mettre en garde c contre les troubles associés à la ménopause comme les maladies cardiovasculaires. Ainsi « les femmes pourraient davantage veiller à leur hygiène de vie, tant du côté d’une nutrition équilibrée que sur la pratique régulière d’un sport et l’arrêt du tabac. »

*Life course Approach to reproductive health and Chronic disease Events international collaboration

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