Santé : lutter contre les clichés hommes-femmes

[23 octobre 2017 - 16h55] [mis à jour le 23 octobre 2017 à 16h58]

Hommes et femmes, tous égaux en termes d’accès aux soins ? Il semble que non. Les clichés associés au genre nourrissent les inégalités de prise en charge. Pour sensibiliser aux méfaits de cette discrimination, des scientifiques publient 6 vidéos. Au programme, l’ostéoporose, la dépression, la douleur. Mais aussi l’espérance de vie, la neurologie et les maladies cardiovasculaires.

La recherche, la prise en charge médicale et le rapport médecin-patient seraient-ils fonction du genre ? Des fossés existent en effet entre le parcours médical d’un homme et celui d’une femme. « En matière de santé, femmes et hommes ne sont pas logés à la même enseigne pour des raisons biologiques », détaillent les scientifiques de l’Inserm (groupe « Genre et recherche en santé) et du CNRS.* Mais d’autres facteurs expliquant les discriminations subies relèvent « du social, du culturel et de l’économique ».

6 vidéos à l’appui !

Pour rendre visible cette discrimination, les chercheurs ont mis en ligne 6 films sur Youtube (chaîne « Genre et santé attention aux clichés ! »). En une minute chacune, les vidéos alertent sur les préjugés. Six domaines sont évoqués : l’espérance de vie et les différences neurologiques, et la prise en charge des maladies cardiovasculaires, de la dépression, de l’ostéoporose et de la douleur. Ces diffusions servent à « éveiller la vigilance des soignants et des patients pour promouvoir une médecine plus égalitaire au service de la santé de tous ».

Des exemples ? Les vidéos relèvent le manque de prise en charge des maladies cardiovasculaires chez la femme, notamment à cause de diagnostics souvent trop tardifs. Or ces pathologies constituent la première cause de mortalité dans la population féminine, bien devant le cancer du sein.

Autre point, souvent l’ostéoporose est associée aux femmes, comme une conséquence de la ménopause. Pourtant « un tiers des fractures de la hanche chez les hommes est lié à l’ostéoporose ». Et le risque de deuxième fracture est le même chez les hommes comme chez les femmes. En fait cette maladie serait sous-diagnostiquée chez les hommes.

L’exemple de la dépression

*associés à l’Université Sorbonne Paris Cité et à l’Université Paris Diderot

 

 

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