Sexe anal : du plaisir et de la protection

11 mai 2018

Moins banalisé que la pénétration vaginale, le sexe anal mérite quelques conseils. Tant pour éprouver un maximum de plaisir que pour conserver un niveau de protection optimum.

Si vous n’avez jamais pratiqué de sexe anal, vous n’êtes pas sans savoir que cette nouveauté peut provoquer quelques appréhensions. En effet, il est courant d’être intrigué(e) par cette pénétration aussi antique que taboue. Le point de blocage ? Une lubrification moindre au niveau de l’anus comparé au vagin, et donc une préparation plus lente et plus délicate au début. Mais aussi un rapport à la pénétration et donc à la domination parfois sensible. Pour que les choses se passent au mieux, parlez avec votre partenaire, faites le tour de la question si c’est la première fois.

Etre à l’aise…

Au moment de passer à l’acte, prenez le temps pour les caresses sensuelles. Les préliminaires restent le meilleur moyen pour faire monter le désir, stimuler l’excitation et se détendre… Vos sphincters en seront reconnaissants. Il est conseillé d’utiliser un lubrifiant pour éviter les frottements désagréables, pour l’homme comme pour la femme, qu’il s’agisse d’une pénétration sexuel ou avec un sextoy. Si vous n’êtes pas trop à l’aise, vous pouvez guider votre partenaire avec votre doigt. Et n’oubliez pas, vous pouvez toujours changer d’avis et remettre ça à plus tard… ou à jamais.

« La sodomie, par la curiosité qu’elle suscite, le plaisir imaginé ou ressenti, les enjeux relationnels qu’elle propose, peut tout autant attirer que faire redouter une vision de soi vilaine, sadique, sale… », estime la psychanalyste et sexologue Catherine Blanc dans son ouvrage « La sexualité décomplexée ». « Mais quand elle est désirée et partagée de part et d’autre, la sodomie n’a rien de pervers. Ce n’est pas la pratique mais l’état de la relation qui fait la perversion. Ainsi, comme toute autre posture sexuelle, mais aussi simplement relationnelle, il importe de ne pas s’y livrer dans un renoncement à soi, mais d’en faire toujours, l’expression de sa liberté. »

Plaisir, hygiène…

Le plaisir jusqu’à l’orgasme n’est pas automatique via le sexe anal. Ne soyez donc pas impatient si vous n’atteignez pas le summum rapidement, et/ou à chaque rapport. Comme toute position, il y a un temps pour en savoir plus sur votre corps. D’autant que la complicité sous la couette et l’expérience de votre partenaire entrent aussi en ligne de compte.

Si la sodomie fait partie de votre pratique sexuelle courante, utilisez également un lubrifiant si besoin, pour prévenir de désagréables sensations d’échauffements dans les heures et jours à venir.

Enfin une douche est essentielle pour une bonne hygiène après la sodomie, nettoyez bien toutes les zones en contact avec la zone anale.

A noter : tout comme la pénétration vaginale, le port du préservatif pendant le sexe anal est indispensable pour rester protégé(e) contre les infections sexuellement transmissibles si vous n’avez pas de partenaire régulier.

  • Source : « La sexualité décomplexée », Catherine Blanc, Edition Flammarion, 18 euros, 253 pages, février 2015 - http://www.affection.org, site consulté en mai 2018

  • Ecrit par : Laura Bourgault - Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Aller à la barre d’outils