Une nouvelle formation  d’assistants de régulation du SAMU – vos premiers interlocuteurs lorsque vous appelez le 15 -, débutera fin  octobre. Ce cursus est une réponse au décès de Naomi Musenga, en décembre 2017, d’un surdosage au paracétamol. Son appel au SAMU de Strasbourg n’avait pas été pris au sérieux.

L’enquête menée par l’Inspection générale des Affaires sociales (Igas) avait conclu à un retard de 2h20 dans la prise en charge de la jeune femme, qui avait appelé le SAMU alsacien pour de violentes douleurs au ventre. Alors que la procédure locale le prévoyait pourtant en cas de douleurs abdominales, l’assistante de régulation médicale (ARM) n’avait pas transféré l’appel de Naomi Musenga au médecin régulateur. Pire, elle avait traité la jeune femme avec mépris.

Ce cas emblématique à l’issue fatale avait conduit la ministre de la Santé à demander aux urgentistes de formuler des propositions « pour homogénéiser et sécuriser le traitement des appels ». La formation d’assistants de régulation médicale figurait parmi les propositions des organisations professionnelles et syndicales qui ont été validées par le ministère. Objectif : donner un cadre au statut d’assistant de régulation médicale, jusque-là mal défini, pour « sécuriser la régulation médicale, avec des professionnels disposant d’une formation identique et renforcée », ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.

Dix formations diplômantes

C’est Marseille qui inaugura la première, dès cette fin octobre, son Centre institutionnel de formation d’assistants de régulation médicale (CIFARM). Suivront Amiens et Paris en novembre, puis Angers, Poitiers, Vannes en janvier prochain… En tout, dix CIFARM sont agréés dans toute la France, pour une période de 5 ans. D’une durée de 1 470 heures réparties sur un an, la formation combinera enseignements théorique et pratique, grâce à des stages découverte et des stages métier.

Le bac suffit pour postuler à ces formations, ou au moins trois ans d’expérience professionnelle à temps plein. Parmi les qualités requises : « savoir être accueillant au téléphone tout en gérant une situation d’urgence », sous la responsabilité du médecin régulateur. C’est précisément ce qui avait fait défaut lorsque Naomi Musenga avait appelé le SAMU de Strasbourg, un soir de décembre, en 2017.

A savoir : si cette formation diplômante vous intéresse, vous pouvez trouver la liste des 10 CIFARM ici.

Partager cet article