Vaccin contre le paludisme : l’OMS s’avance pour 2015

[08 octobre 2013 - 16h58] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h58]

Une mère,son enfant et… une moustiquaire imprégnée d’insecticide.© Wendy Stone/IRIN

RTS,S/AS01, le plus avancé des candidats-vaccins contre le paludisme poursuit son chemin, avec succès pour le moment. Les derniers résultats de la phase III apportent désormais un recul de 18 mois. Ils sont si prometteurs que ce produit pourrait être disponible dès 2015.

Dans un point d’information, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) rappelle que la complexité du parasite responsable du paludismeplasmodium falciparum – rend très difficile l’élaboration d’un vaccin contre cette maladie. Résultat, « aujourd’hui, nous n’en avons toujours pas malgré des décennies de recherches intenses », explique l’OMS.

Parmi les essais actuellement en cours, RTS,S/AS01 est le candidat vaccin le plus avancé. Il a été développé par le laboratoire britannique GSK en partenariat avec Malaria Vaccine Initiative (MVI). Le projet est financé principalement par une subvention de la Fondation Bill & Melinda Gates à MVI.

Utilisé en plus des mesures de prévention existantes

Ce travail porte actuellement sur 15 460 enfants de sept pays d’Afrique sub-saharienne : Burkina Faso, Gabon, Ghana, Kenya, Malawi, Mozambique et Tanzanie. La phase III de ce travail permet aujourd’hui aux auteurs de bénéficier d’un recul de 18 mois. Résultat : administré chez des nourrissons de 5 à 17 mois, RTS,S/AS01 réduirait de 46% le risque de développer un accès palustre. Et encore de 35,5% celui de contracter une forme sévère de la malaria. Il permettrait aussi de diminuer de 41,5%, le nombre d’hospitalisations liées à un paludisme.

« Si les résultats complets apportent des preuves suffisantes concernant l’effet protecteur de RTS,S/ AS01, celui-ci pourrait constituer la première génération de vaccin contre le paludisme », explique l’OMS. « Sur la base des informations que nous avons actuellement, une recommandation pourrait intervenir dès 2015 ». Dans tous les cas, ce vaccin ne se substituera pas aux méthodes de prévention existantes.

Rappelons que le paludisme tue chaque année près de 700 000 personnes dans le monde, dont une majorité d’enfants en Afrique sub-saharienne. GSK et MVI se sont engagés « à rendre ce vaccin disponible pour ceux qui en ont le plus besoin, s’il est recommandé et approuvé par les autorités ».

Ecrit par : David Picot – Edité par : Vincent Roche

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