A quel point les Français se sont-ils emparés de la PrEP, ce traitement préventif prescrit pour limiter le risque de contamination du virus du Sida par la voie sexuelle ? L’ANSM répond à cette question.

« De janvier 2016 à juin 2018, plus de 10 405 personnes ont initié une prophylaxie pré-exposition (PrEP) au VIH par Truvada ou génériques », renseigne l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Ce traitement se prend avant et après un éventuel contact avec le virus du Sida. Il est prescrit aux personnes non séropositives. En France, elle est délivrée depuis janvier 2016. Dans un premier temps, sa prescription se faisait uniquement dans le cadre d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU), « chez les adultes les plus exposés au risque de transmission du VIH ». Et « depuis le 1er mars 2017, le Truvada bénéficie d’une extension d’AMM dans la PrEP du VIH chez l’adulte en France ».

Une appropriation encourageante

Depuis mi-2017, le recours à la PrEP ne cesse d’augmenter. Et de plus en plus de personnes tendent à renouveler leur traitement après la première prise. Ainsi, « depuis juillet 2017, les renouvellements de traitement comptent pour plus de 60% des délivrances ».

Autres données, aujourd’hui, la PrEP a compté « près de 500 nouveaux utilisateurs par mois au premier semestre 2018 ». Au total, « 98 % des utilisateurs sont des hommes, âgés en moyenne de 38 ans ». Près de 50% des usagers « résident en Ile de France, 10 % dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et 9 % dans la région PACA ».

« L’appropriation progressive de cette stratégie de prévention en France, en particulier parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) à haut risque de contamination par le VIH en métropole, est encourageante », note l’ANSM.

A noter : « 91 % des primo-prescriptions ont été réalisées à l’hôpital. »

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