Anomalies congénitales : 27 000 cas par an

[09 avril 2014 - 12h32] [mis à jour le 09 avril 2014 à 17h14]

grossesse-ventreokL’Institut de veille sanitaire (InVS) vient de publier pour la première fois des estimations nationales sur le nombre d’anomalies congénitales en France. Des chiffres à prendre avec prudence. Il s’agit en effet d’une extrapolation nationale effectuée à partir des données  issues de 7 régions françaises. Soit « un peu plus » d’un cinquième des naissances.

Les sept registres des naissances qui ont servi de socle à ce travail sont ceux provenant d’Alsace, des Antilles, d’Auvergne, de Bretagne, de Paris, de la Réunion et de Rhône-Alpes. Selon l’InVS, « la prévalence totale des nouveau-nés ou fœtus porteurs d’anomalies congénitales en France est estimée en 2011 à 3,3 cas pour 100 naissances, soit autour de 27 000 cas par an. Cela représente environ 20 000 nouveau-nés vivants, 400 mort-nés et 7 000 interruptions médicales de grossesse (IMG) ».

2 400 cas de trisomie 21

Sur les 21 anomalies congénitales recensées – selon des critères de gravité, de fréquence et de prise en charge – la trisomie 21 est la plus fréquente. Chaque année dans notre pays, 2 400 nouveaux cas sont observés (chiffres de 2011), soit une prévalence de 0,3% des naissances.

Sont ensuite concernés les hypospadias (1 700 cas), une malformation congénitale du pénis. Celui-ci présente un orifice urinaire situé sur sa face inférieure. Puis les fentes labio-palatines (1 300 cas), lesquelles étaient autrefois appelées « bec-de-lièvre », les malformations du tube neural (520 cas d’anencéphalie et 510 cas de spina-bifida) et les malformations cardiaques (400 cas de transposition des gros vaisseaux, 330 d’hypoplasies du ventricule gauche et 280 cas de tétralogie de Fallot).

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