L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) présente son plan d’action pour améliorer l’accès à des services d’assainissement. Et notamment à des toilettes propres et sécurisées. Des mesures censées améliorer l’hygiène et la sécurité des populations.

« Dans le monde, 2,3 milliards de personnes n’ont pas accès aux services d’assainissement de base (dont près de la moitié est forcée de déféquer en plein air) », relaie l’Organisation mondiale de la Santé, à un mois et demi de la Journée mondiale des toilettes. Autant de citoyens n’ayant « pas accès à des services d’assainissement correctement gérés ». C’est-à-dire « des toilettes munies d’une chasse d’eau et d’un dispositif d’évacuation efficient ».

Pour combattre ce fléau, l’OMS propose 4 pistes majeures :

« En matière d’assainissement, les interventions doivent garantir que les communautés entières aient accès à des toilettes contenant sans risque les excréta » ;
« L’ensemble du système d’assainissement doit faire l’objet d’évaluations locales des risques sanitaires pour protéger les individus et les communautés de l’exposition aux excréta, qu’elle soit due à des toilettes qui ne sont pas sûres, à des fuites lors du stockage ou à un traitement insuffisant » ;
« L’assainissement doit être intégré dans la planification et la prestation des services dirigés par les autorités locales pour éviter les coûts plus élevés liés au réaménagement de l’assainissement » ;
« Le secteur de la santé doit investir davantage et jouer un rôle de coordination dans la planification de l’assainissement afin de protéger la santé publique. »

Diarrhée, hépatite A, choléra…

La mise en place de ces mesures relève d’un enjeu de santé publique alors que chaque année dans le monde, 829 000 personnes décèdent d’une diarrhée liée « à l’insalubrité de l’eau, de l’assainissement et à une hygiène insuffisante ».

L’efficacité de ces recommandations a d’ailleurs fait l’objet d’estimations. Ainsi, l’OMS projette que « pour chaque dollar américain investi dans l’assainissement, le retour sera six fois plus élevé en termes de réduction des dépenses de santé, de gain de productivité et de baisse du nombre des décès prématurés ».

Et les conséquences sanitaires ne s’arrêtent pas là : « l’insuffisance de l’assainissement » déclenche aussi de nombreux cas « de choléra, de dysenterie, d’hépatite A, de typhoïde ou de poliomyélite ». Les eaux sales constituent « également un facteur majeur dans la transmission de maladies tropicales négligées, comme les parasites intestinaux, la schistosomiase et le trachome, sans oublier sa contribution à la malnutrition ».

En plus du risque élevé de contaminations, la privation de cette intimité créée de nombreuses situations d’abus de vulnérabilité. N’ayant pas d’autres choix que de faire leurs besoins en milieu extérieur, de nombreuses jeunes ont été victimes de viols.

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