Contraception : les Françaises en manque d’information

[25 septembre 2015 - 09h31] [mis à jour le 25 septembre 2015 à 10h28]

Permettre à chaque femme de choisir une contraception efficace et adaptée. Voici l’enjeu de la Journée mondiale dédiée ce samedi 26 septembre. Objectif, réduire le nombre de grossesses non désirées, conduisant encore à trop d’interruptions volontaires de grossesse (IVG).

Le constat reste sombre : chaque année 80 millions de grossesses non désirées se dérouleraient dans le monde, dont 22 millions se termineraient par des avortements dans des conditions d’hygiène et de sécurité précaires, entraînant des milliers de décès. Rien qu’en France, environ 200 000 avortements sont pratiqués chaque année.

Pourtant, les Françaises ont le choix parmi plusieurs méthodes de contraception. DIU, pilule, implant, anneau vaginal… Malgré cela, peu d’entre elles optent pour le stérilet par exemple. D’après une étude menée auprès de jeunes femmes de 20-29 ans par Bayer HealthCare, 77,2% ne se sont jamais vues proposer le dispositif intra-utérin. Une solution pourtant durable et efficace, éliminant de fait le risque d’oubli de pilule contraceptive.

Idées reçues sur la contraception d’urgence

Autre problématique : le manque d’information concernant la pilule d’urgence. Ce médicament permet pourtant d’empêcher une grossesse non désirée en cas d’oubli de pilule par exemple. Or, d’après un récent sondage commandé par HRA Pharma, « 51% des femmes interrogées pensent à tort que la pilule du lendemain équivaut à une IVG ! » Alors que celle-ci bloque en réalité l’ovulation. Pire, « 16% d’entre elles pensent que la contraception d’urgence peut les rendre stériles ».

« Ces idées reçues sont tenaces et constituent un frein à son usage », souligne le Dr Christian Jamin. « Une fois les doutes levés sur le mode d’action et la sécurité de la pilule contraceptive d’urgence, au cours de la consultation médicale, elle leur apparait pour ce qu’elle est : un atout ».

Pour tout savoir sur les différentes méthodes de contraception, n’hésitez pas à consulter votre médecin généraliste ou votre gynécologue. Vous pouvez également vous rendre sur le site choisirsacontraception.fr.

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