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JeniFoto/shutterstock.com
L’analyse de 532 aliments industriels, réalisée par plusieurs associations de consommateurs, révèle la présence non conforme d’acrylamide. Cette molécule cancérogène dégagée par la cuisson à plus de 120°C de produits riches en amidon (chips, céréales, café…). En réaction, le BEUC formule la demande de mesures restrictives.
La liste de molécules toxiques issues de l’alimentation ne cesse de s’allonger. Après les nitrates, les caramels composés à partir d’ammoniaque et les colorants azoïques*, l’acrylamide entre au banc des accusés. Cette substance cancérogène est issue de la cuisson supérieure à 120°C d’aliments à base d’amidon. Les chips, les pains industriels, les biscuits, le café sont concernés du côté de l’agro-alimentaire. Et le fait maison n’est pas épargné : les frites cuites à plus de 175°C ou le pain grillé sont aussi des sources d’acrylamide.
Les gaufrettes et les chips aux légumes, les pires ennemies…
En testant 532 denrées alimentaires industrielles, 10 organisations de consommateurs ont relevé la présence d’acrylamide à « des taux égaux ou supérieurs aux valeurs indicatives dans un tiers des échantillons de gaufrettes », relève le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC). « Ces résultats sont d’autant plus préoccupants que les enfants de moins de 3 ans consomment souvent ces produits, pour lesquels les teneurs de référence en acrylamide sont plus élevées que pour les biscuits spécialement destinés aux bébés et jeunes enfants. »
Elles donnent bonne conscience mais les chips aux légumes (carottes, betteraves, panais) « souvent perçues comme des alternatives plus saines – contiennent deux fois plus d’acrylamide que les versions à base de pomme de terre ».
Protéger les plus jeunes
Le BEUC ne s’arrête pas au constat et incite les autorités à réagir. « La Commission européenne doit rendre les teneurs de référence contraignantes, comme nous l’avons répété maintes fois. Elle doit fixer des teneurs indicatives pour les chips de légumes. »
Concernant la protection des enfants, le BEUC propose la mise en place de normes adaptées à la population infantile. « La Commission devrait proposer d’abaisser le seuil de référence d’acrylamide des biscuits ‘classiques’ au niveau de celui des biscuits pour bébés. Cela permettrait de protéger de manière efficace les jeunes enfants, qui sont plus vulnérables aux effets de l’acrylamide en raison de leur faible poids corporel. »
A noter : l’effet cancérogène de l’acrylamide a été prouvé chez l’animal. Et en 2015, l’Autorité européenne de sécurité des aliments confirmait que cette substance constituait « un problème de santé publique ».
*publication de UFC-Que choisir de 300 additifs alimentaires dangereuses utilisées dans la nourriture industrielle, le 23 octobre 2018
Source : Bureau européen des unions de consommateurs (The European Consumer Organisation, BEUC), le 4 mars 2019
Ecrit par : Laura Bourgault – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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