Etats-Unis : 40% des cancers liés au surpoids et à l’obésité

[06 octobre 2017 - 14h09] [mis à jour le 06 octobre 2017 à 14h11]

L’alimentation a un impact sur le risque de plusieurs cancers. Aux Etats-Unis, des chiffres récents illustrent cette réalité de manière criante. Ainsi, 40% des cancers diagnostiqués outre-Atlantique sont associés au surpoids et à l’obésité.

Le surpoids et l’obésité sont liés à une augmentation du risque de 13 types de cancers. Or, d’après les récentes données publiées par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d’Atlanta, ceux-ci représentent environ 40% de tous les cancers diagnostiqués aux Etats-Unis en 2014. Parmi eux, le méningiome, le cancer de l’estomac, du foie, du pancréas, des reins, des ovaires de l’utérus et du colon rectum.

Dans deux cas sur trois, ces cancers concernent des adultes de plus de 50 ans. Et une inégalité entre femmes et hommes est mise au jour par le rapport des CDC. Puisque 55% des cancers diagnostiqués chez les premières sont liés à un surpoids ou une obésité. Tandis que pour leurs homologues masculins, le pourcentage n’est « que » de 24%.

Cancer colorectal, l’exception

Et la situation ne semble pas aller en s’améliorant. En 2013-2014, deux adultes sur trois présentaient un Indice de masse corporelle (IMC) trop élevé. De plus, les données d’incidence de 2014 analysées à partir du United States Cancer Statistics ont été comparées aux chiffres depuis 2005. Le résultat est peu encouragent. « Hormis le cancer colorectal, les cas associés à un surpoids ou une obésité ont augmenté de 7% sur cette période », indiquent les CDC. Le cancer colorectal est lui en baisse de 23% grâce au dépistage. Autre notion importante, les cancers non associés à un surpoids montrent également un fléchissement de 13%.

L’alimentation et l’activité physique, permettant de maintenir un IMC normal, sont donc bien essentielles les pour rester en bonne santé. Or « trop de gens ignorent encore que le surpoids est associé à un risque augmenté de cancer », souligne la directrice des CDC Brenda Fitzgerald. Les chiffres du rapport américain ne laissent pourtant plus aucun doute…

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