Journée mondiale contre le cancer : l’espoir est permis

[04 février 2015 - 11h47] [mis à jour le 04 février 2015 à 17h35]

« Combattre le cancer : à notre portée ». C’est avec ce message d’espoir que se tient ce 4 février la Journée mondiale de lutte contre le cancer. Si ce fléau fait toujours des millions de victimes partout sur la planète, une diminution des facteurs de risques et un dépistage précoce apparaissent comme de réelles armes de prévention. Une détection en amont améliore quant à lui grandement les chances de guérison.

Le cancer en chiffres. En France, selon la dernière édition du rapport  sur « Les cancers en France » (chiffres pour 2012), ce sont 355 000 nouveaux cas qui ont été diagnostiqués en un an (200 000 chez les hommes et 155 000 pour les femmes). Dans la gent masculine, le cancer de la prostate se montre le plus fréquent, suivi par le cancer du poumon et le cancer colorectal. Chez les femmes, le cancer du sein reste prédominant, même si celui du poumon prend une place de plus en plus inquiétante. A tel point qu’il devrait devenir, d’après les résultats d’une récente étude, le cancer féminin le plus meurtrier dans les années à venir.

Mieux vaut prévenir…

Toujours selon le rapport, 148 000 patients sont décédés de leur cancer. Fait marquant, dans un tiers des cas, la maladie était imputable au tabac. Rappelons en effet que la cigarette ne s’attaque pas simplement au poumon. En fait, le tabac joue un rôle reconnu dans 17 localisations de cancers. Il est également responsable de 75 % des cancers du larynx et de 50 % des cancers de la vessie. Il est aussi impliqué dans le développement des cancers du foie, du pancréas, de l’estomac, du rein, du col de l’utérus, du sein…

C’est donc là que le slogan « A notre portée » prend tout son sens. Plus de 30% de la mortalité due au cancer pourrait être évitée en modifiant notre façon de vivre. L’alcool par exemple représente la deuxième cause évitable de mortalité par cancer. Nous savons aujourd’hui que 80 % des cancers de l’œsophage, 20 % des cancers du côlon et 17 % des cancers du sein en France sont dus à une consommation excessive. En fait, même une consommation modérée (c’est-à-dire inférieure à 3 verres d’alcool par jour chez l’homme et à 2 verres chez la femme) augmente le risque de cancer.

De même, l’alimentation joue un rôle de plus en plus reconnu. En clair, il est recommandé de consommer au moins 5 fruits et légumes par jour, de limiter les aliments à forte densité calorique, tout comme la consommation de viande rouge et de sel et d’éviter la charcuterie…

Toujours en matière de prévention, des études récentes attribuent une part grandissante à l’activité physique dans les moyens d’agir face au risque de cancers. Elle intervient directement par un effet protecteur contre le cancer du sein et le cancer colorectal.

Enfin n’oublions pas l’exposition excessive aux rayons ultraviolets qui demeure la cause principale des cancers de la peau. Et il est aujourd’hui prouvé que les UV artificiels des appareils de bronzage augmentent eux aussi le risque de mélanome.

Primordial dépistage

Le dépistage est lui aussi primordial. Mesdames, si vous ne rendez pas visite à votre gynécologue tous les ans, il est temps de prendre contact. Il pourra ainsi examiner vos seins et réaliser un frottis vaginal. Ce geste simple, à répéter tous les 3 ans, permet un dépistage efficace du cancer du col de l’utérus.

Autre examen, celui concernant le cancer colorectal. Il s’adresse à tous les hommes et femmes de 50 à 74 ans. Ils sont invités à réaliser un prélèvement simple à faire chez soi et à renvoyer en laboratoire. La protection passe enfin par une stratégie vaccinale : contre le virus du papillome humain (HPV) et contre le virus de l’hépatite B (HBV). Pour en savoir plus, rapprochez vous de votre médecin traitant.

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