Les métiers épuisants sur le plan psychologique exposeraient les femmes à un sur-risque de diabète de type 2. Comment l’expliquer ? Et au-delà de la pression mentale, quels autres facteurs jouent un rôle dans la survenue d’un diabète ?

Journée sous pression, manque de sommeil, gestion des émotions… le travail altère parfois le bien-être mental. Et selon des chercheurs de l’Inserm*, les métiers stressants exposeraient les femmes à un risque de diabète de type 2. Pour le prouver, l’équipe du Dr Guy Fagherazzi a suivi 70 000 volontaires pendant 22 ans.

Résultat, 75% de l’échantillon exerçait la profession d’enseignants et un quart rapportait un haut degré d’épuisement mental. « Au total, 21% des femmes étaient exposées à un sur-risque de diabète de type 2, à partir du moment où elles déclaraient une forme de pression liée à leur travail. »

« A ce stade, nous ne pouvons expliquer cette corrélation », déclare le Dr Fagherazzi. « D’autres études sont nécessaires pour en savoir plus (…) pour prévenir ce stress chronique au travail. » Evidemment, on peut aussi se poser la question de cet impact sur les hommes… Mais même partielles, ces données inquiètent : les patients diabétiques sont en effet davantage sujets « aux infarctus du myocarde, aux accidents vasculaires cérébraux, à la cécité et aux maladies rénales ».

Tabac, sédentarité, obésité

D’autres facteurs de risque favorisent la survenue d’un diabète, trouble métabolique affectant à ce jour 3,3 millions de Français**. La plupart relèvent de l’hygiène de vie et s’avèrent donc évitables. Il s’agit de la sédentarité, de l’obésité, du tabagisme et d’un déséquilibre nutritionnel. Facteur de risque non modifiable, le terrain génétique peut lui aussi exposer le patient à cette maladie.

A noter : cliquez sur ce lien pour évaluer en ligne votre risque de diabète.

*Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des populations
**Diabète de type 1 et 2

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