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Vous avez entre 50 et 74 ans et ne présentez ni symptômes ni facteurs de risque particuliers ? Alors vous avez sûrement reçu un courrier* vous proposant de participer au dépistage du cancer colorectal… sans pour autant effectuer la démarche. Autres priorités à gérer, la sensation d’être en bonne santé, la peur de découvrir une mauvaise nouvelle, la crainte de fréquenter un laboratoire par temps d’épidémie… beaucoup de raisons peuvent être à l’origine de cette procrastination.
Pourtant ce dépistage constitue un moyen de prévention des plus efficaces contre la seconde tumeur la plus meurtrière en France. Ainsi, 90% des cancers colorectaux détectés précocement seront guéris. « Diagnostiqués à un stade plus avancé, leur traitement est plus lourd et plus contraignant et les résultats incertains », relève l’Institut national du Cancer (INCa) à l’occasion du lancement de la campagne Mars Bleu.
Mais à quel point les Français boudent-ils ce dépistage ? Seuls 30,5% des 16,5 millions de Français concernés ont fait le test entre 2018 et 2019. Une donnée en léger recul comparée à l’année 2017. Et cette couverture « reste largement en-dessous des recommandations européennes minimum de 45% ».
L’utilisation du test de dépistage n’a rien de sorcier ! Réalisé par vous-même à domicile et pris en charge à 100%, il vous permet de partir « à la recherche de sang occulte dans les selles ». Voici le mode d’emploi en vidéo :
A noter : en 2018, le cancer colorectal a coûté la vie à 17 000 Français. Et 43 000 nouveaux diagnostics ont été posés. Cinq ans après leur diagnostic**, 63% des patients sont en vie.
*invitation envoyée tous les deux ans aux personnes concernées
**Diagnostic posé entre 2010 et 2015
Source : Institut national du Cancer, mars 2021
Ecrit par : Laura Bourgault – Édité par : Emmanuel Ducreuzet
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