A l’approche de la journée nationale de lutte contre la méningite, le collectif « Ensemble contre la méningite » lance un appel pour une meilleure prise en charge de la maladie. Son message tient en 3 mots : prévenir, informer, accompagner.

La méningite est une infection des méninges, les fines membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Ses causes sont nombreuses : virus, bactéries, champignons.

Les méningites d’origine virale sont généralement bénignes. Mais dans leur forme bactérienne, elles sont très graves et potentiellement mortelles. Sans traitement, elles aboutissent dans 100% des cas au décès du patient et ce, parfois en moins de 24 heures.  Traitées, 10% des personnes atteintes décèderont.  Ce 5 octobre, journée dédiée aux méningites est donc l’occasion de sensibiliser à cette forme grave.

Des patients jeunes

Les méningites bactériennes se déclarent principalement chez l’enfant, l’adolescent et le jeune adulte. Parmi les méningites bactériennes, les méningites à méningocoques sont particulièrement virulentes, avec un potentiel épidémique.

Pour certaines de ces bactéries, la vaccination est le seul moyen de se protéger. Mais comme le déplore le collectif, « seules trois formes de méningites bactériennes (méningoque C, Hæmophilus influenzæ de type B et pneumocoque – ndlr) font actuellement partie des onze vaccins obligatoires chez les enfants nés après le 1er janvier 2018. Des vaccins existent contre les méningocoques A, W et Y ainsi que contre le méningocoque B, mais ils ne sont pas recommandés de façon générale, ni remboursés. »

« Ensemble contre la méningite » en appelle donc aux pouvoirs publics et émet 15 propositions pour améliorer les connaissances et la prise en charge de la maladie. Le collectif appelle notamment à :

  • Sensibiliser les adolescents et les jeunes adultes à la vaccination ;
  • Adapter les recommandations vaccinales aux données les plus récentes et mettre en place une stratégie de prévention généralisée.

Il encourage également à la mise en place de campagnes de sensibilisation aux symptômes. Car si les méningites peuvent débuter par des symptômes non spécifiques, telles que la fièvre ou des vomissements, d’autres signes bien précis – mais souvent méconnus – doivent alerter. Comme le purpura fulminans qui se traduit par des lésions cutanées (des taches rouges et violacées) qui s’étendent sur le corps.

Voici les principaux symptômes des méningites bactériennes : 

A noter : Le collectif « Ensemble contre les méningites » rassemble les associations « Petit Ange » et « Méningite France – Association Audrey ». Il est soutenu par l’Institut Pasteur, la mutuelle Unéo et le laboratoire GSK.

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