IVG en France : des chiffres stables

[28 septembre 2018 - 12h20]

En 2017, plus de 216 000 interruptions volontaires de grossesses (IVG) ont été pratiquées en France. Publiées par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), ces données nous apprennent aussi qu’un acte sur vingt est effectué entre 12 à 14 semaines d’aménorrhée.

Au cours de l’année 2017, le nombre d’interruptions volontaires de grossesses (IVG) réalisé en France s’est élevé à 216 700, « dont 202 900 auprès de femmes résidant en Métropole », détaillent les experts de la Drees. Des résultats « quasiment identiques à 2016 ». Une stabilité qui dure depuis 16 ans. « Depuis 2001, le nombre d’IVG varie, chaque année, entre 215 000 et 230 000 ».

Dans le détail, chez les femmes âgées de 15 à 49 ans, le taux d’IVG en métropole est établi à 14,4 pour 1 000 femmes, contre 26,1 dans les départements et régions d’outre-mer (DROM).

En Métropole, les chiffres les plus bas sont rapportés dans les Pays de la Loire où l’on compte 10,2 IVG pour 1 000 femmes. Et le taux de recours le plus important concerne les femmes vivant en Provence-Alpes-Côte d’Azur avec un rapport de 24,1 pour 1 000. En Guadeloupe, cette donnée atteint 33,6 pour 1 000.

22% des IVG pratiqués hors de l’hôpital

Tous territoires confondus, les femmes ayant le plus recours à l’IVG appartiennent à la génération des 20-24 ans, « avec un taux de 26,7 pour 1 000 femmes ».

Au total, 48 100 actes ont été réalisés en dehors d’une structure hospitalière. Une « part non négligeable des IVG réalisées hors établissements hospitaliers le sont avec un identifiant anonyme ne permettant pas de connaître l’âge des femmes concernées ».

La part des « IVG instrumentales continue de décroître et s’élève à 41 % ». Enfin, « une IVG sur vingt est réalisé entre 12 et 14 semaines d’aménorrhée », c’est-à-dire « durant les deux dernières semaines du délai légal d’intervention ».

Partager cet article