Personnes âgées : quelle alimentation contre la sarcopénie ?

[16 août 2018 - 10h53] [mis à jour le 16 août 2018 à 10h55]

Il est désormais bien connu qu’avec l’âge, la masse musculaire diminue progressivement. C’est ce que l’on nomme la sarcopénie qui, naturellement, a des conséquences sur la mobilité et l’autonomie des personnes âgées. Pourtant, des stratégies nutritionnelles peuvent être mises en place pour contrer ce phénomène.

Dans un récent travail, l’Institut national de la recherche agronomique expliquait que, « la perte de masse musculaire résulte de la diminution de l’activité physique mais aussi de la perte d’efficacité de la prise alimentaire qui ne permet plus de pallier les pertes postabsorptives de muscle. » En fait, cette altération est expliquée par une diminution de la sensibilité du muscle. Des stratégies nutritionnelles sont pourtant possibles pour limiter et ralentir la sarcopénie. A commencer par le maintien de l’apport protéique chez la personne âgée.

Un maintien, voire une augmentation, comme le mentionnent des chercheurs de l’Université McMaster au Canada. Selon eux, « différents travaux d’observation ont déjà montré que des apports protéiques plus élevés sont associés à une plus grande masse musculaire et, plus important encore, à une meilleure fonction musculaire chez les personnes âgées ». Ainsi conseillent-ils à la population vieillissante de consommer 1,2 gramme de protéines par kilogramme de poids corporel et par jour. C’est d’ailleurs ce que recommande l’Anses en France.

Quelles protéines privilégier ?

A cette question, l’INRA apporte des réponses très précises. « Il convient de favoriser l’ingestion des protéines à digestion rapide », explique l’Institut. « Parmi celles-ci figurent les protéines solubles du lait. Il faut aussi augmenter l’apport en certain acides aminés comme la leucine. Les protéines laitières comme la β lactoglobuline et les protéines du lactosérum sont naturellement plus riches en leucine que les autres protéines alimentaires. » Enfin les protéines laitières peuvent être plus facilement ingérées et « données sous forme liquide, contrairement aux protéines carnées par exemple. »

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