Sport : la sophrologie pour renforcer votre potentiel ?

[21 novembre 2017 - 16h21] [mis à jour le 21 novembre 2017 à 16h29]

Connue pour apaiser les phobies, les pics émotifs ou encore l’impact de traumatismes, la sophrologie est aussi efficace à la préparation du sportif. Dans le cadre d’une activité physique, comment fonctionne cette approche associant la stimulation du mental et celle du corps ?

Traduite du grec (sôs pour harmonie, et phren pour esprit), la sophrologie aide à préparer son corps et son mental à l’activité physique. En complément des séances d’entraînement, elle « contribue à renforcer le travail de l’entraîneur (concentration, acquisition d’un geste technique…) et à optimiser celui du préparateur physique (récupération après blessure, amélioration de la vitalité…) », décrit Catherine Alliota dans son ouvrage « Sophrologie et sport ». La technique : agir sur les systèmes neuromusculaire, cardiovasculaire, respiratoire et endocrinien.

Une séance en 3 temps

La parole. Les séances débutent par une collecte d’information sur le sportif. « Le questionnaire doit explorer des aspects » tels que « la description de la discipline, la fréquence des entraînements et des compétitions » ainsi que « la relation avec l’entraîneur » ou encore « la description de troubles vécus en lien avec le sport (tensions, douleurs, image de soi…) ». Le sportif explique aussi au praticien l’objectif qu’il souhaite atteindre et le sophrologue se charge de vérifier la pertinence de ce dernier. « Les passionnés ont quelquefois tendance à aller dans les excès (de confiance, de désespoir). Leurs attentes peuvent alors être éloignées du principe de réalité », explique Catherine Alliota.

L’adhésion. Ensuite le sophrologue informe la personne des pré-requis pour adhérer à la démarche : positiver (exprimer les points positifs de sa pratique plutôt que de rester figé sur ce qui ne va pas), s’impliquer (donner de son temps pour suivre avec assiduité le travail de sophrologie), mesurer (évaluer régulièrement les progrès apportés par la sophrologie).

La pratique. Dernière phase : la personne est plongée dans un état de conscience entre la veille et le sommeil, un peu comme les sensations éprouvées lorsqu’on est en train de s’endormir, mais que quelques sens sont encore actifs. Il s’agit de diminuer le seuil de vigilance pour faciliter le processus de concentration. Pour parvenir à cet état de conscience particulier, la sophrologie propose des exercices de respiration, puis de relaxation statique et dynamique. Des exemples ? Le relâchement ou la stimulation des mâchoires, des épaules, des mains et du ventre pour favoriser en des points réflexes le processus de détente ou de dynamisme. Le degré de relaxation ne doit pas être trop fort pour que le sportif « puisse garder sa combativité », mais suffisant pour aider ce dernier à régulier et « mobiliser son énergie ».

A noter : la sophrologie participe aussi à la diminution du stress, des troubles du sommeil, à gérer ses émotions ou encore à surmonter un traumatisme. Elle entre aussi dans la prise en charge des addictions ou des douleurs chroniques.

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